La Police nationale a interpellé trois individus à Kaya, soupçonnés d’être impliqués dans des activités de fraude sur internet. L’opération, menée par le Commissariat central de police de la ville, s’inscrit dans les actions visant à lutter contre la cybercriminalité.
D’après les éléments recueillis, les suspects utilisaient les réseaux sociaux pour piéger leurs victimes. Leur méthode consistait à créer de faux profils sur Facebook, reliés à des comptes de messagerie comme WhatsApp ou Messenger. À travers ces comptes, ils se faisaient passer pour de jeunes femmes attirantes afin d’attirer l’attention des internautes.
Les personnes intéressées étaient invitées à discuter avec eux en privé. Les fraudeurs proposaient alors plusieurs photos de prétendues jeunes femmes et demandaient à leurs interlocuteurs d’en choisir une. Mais avant toute mise en relation, ils exigeaient le paiement d’une somme d’argent présentée comme des frais nécessaires pour organiser le contact.
Une fois le transfert effectué via mobile money, l’argent était immédiatement retiré ou redirigé vers d’autres comptes, laissant les victimes sans aucune possibilité de rencontrer la personne promise.
Les services de sécurité rappellent que ce type d’arnaque est devenu fréquent sur les plateformes numériques. Les cybercriminels utilisent différentes stratégies pour tromper les internautes : faux profils sur les réseaux sociaux, promesses de gains fictifs, arnaques sentimentales, fausses ventes en ligne ou encore messages frauduleux se faisant passer pour des agents d’opérateurs de téléphonie.
La Police nationale salue la coopération des citoyens qui a facilité l’arrestation des suspects. Elle appelle également la population à adopter des comportements prudents sur internet, notamment en évitant d’envoyer de l’argent à des inconnus, en vérifiant l’authenticité des comptes avant d’engager une discussion et en protégeant correctement ses comptes numériques.
En cas de doute ou de situation suspecte, les autorités recommandent de signaler les faits aux services de sécurité ou de contacter les numéros d’urgence 17, 16 et 1010.









