Le ministère de la Famille et de la Solidarité a rendu public, ce mardi 27 janvier 2026, le choix des pagnes officiels qui seront portés à l’occasion de la 169ᵉ édition de la Journée internationale de la femme (JIF). Cette année, l’événement se veut résolument engager en faveur du patriotisme économique et de la valorisation du savoir-faire national.
Dans la dynamique de la politique gouvernementale de promotion du « Consommer local », les autorités ont opté exclusivement pour des tissus produits au Burkina Faso. Ainsi, pour la célébration du 8 mars 2026, les femmes porteront le Koko Dunda et le Faso Dan Fani, deux pagnes emblématiques de l’artisanat textile burkinabè.

Selon Valérie Thérèse SANOU, Directrice générale de la promotion de la femme et du genre, ce choix répond à une orientation stratégique claire, en droite ligne avec la vision souverainiste portée par les autorités du pays.
Le processus de sélection, a-t-elle précisé, s’est déroulé de manière inclusive, avec la participation de presque toutes les régions du Burkina Faso, à l’exception de deux. À l’issue des consultations, le Koko Dunda, proposé par la région du Kadiogo, et le Faso Dan Fani, issu de la région du Guiriko, ont été retenus.
Pour lever toute inquiétude liée à la qualité des pagnes, la Directrice générale a tenu à rassurer les futures utilisatrices. Elle a souligné le professionnalisme et la rigueur de la commission chargée du choix des tissus.

« Le travail a été mené de façon scientifique, avec des critères précis tels que l’originalité des motifs, l’utilisation d’un fil 100 % coton, la qualité du tissage ainsi que l’harmonie des couleurs », a-t-elle expliqué.
Sur le plan organisationnel, le ministère se montre confiant. Les matières premières sont disponibles et les artisans sont prêts à enclencher la production à grande échelle dès le lancement officiel, afin d’assurer une large disponibilité des pagnes sur toute l’étendue du territoire national.
L’édition 2026 de la JIF marque par ailleurs un tournant important dans son approche. Le ministère entend s’éloigner des célébrations essentiellement festives pour privilégier des initiatives à forte portée sociale.
« Il est temps de rompre avec le format classique pour mettre en œuvre des activités concrètes, utiles et porteuses de changements », a affirmé Valérie Thérèse SANOU.
Placée sous le thème : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? », cette édition ambitionne de repositionner les femmes et les filles comme des actrices majeures de la cohésion sociale et de la construction de la Paix











