Le ministère en charge de l’Éducation, à travers la Direction de la promotion de la santé, de l’éducation inclusive, de l’équité et du genre et de l’enseignement, a tenu le vendredi 19 décembre 2025 à Ouagadougou un atelier de bilan, d’échanges et de capitalisation des interventions de l’initiative HPV+ en milieu scolaire.
Cette initiative, mise en œuvre dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Kaya, Dori, Tenkodogo et Ouahigouya, est un projet financé par l’UNICEF en vue de réduire les risques de contraction de certaines maladies chez les jeunes en milieu scolaire.

Après un mois de mise en œuvre, l’heure est au bilan du projet Initiative HPV+. Selon Sougrinooma Constantin OUEDRAOGO, chef de service de la promotion de la santé au niveau de la Direction de la promotion de la santé, de l’éducation inclusive, de l’équité et du genre et de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle, l’état des lieux au terme du projet est jugé plus ou moins satisfaisant.
« Le projet devait s’étendre sur trois mois, mais finalement nous l’avons exécuté en un mois indépendamment de notre volonté. Au cours de la mise en œuvre, nous avons été confrontés à des difficultés, notamment l’insuffisance des intrants pour le dépistage ainsi que le manque de vaccins pour l’administration du HPV+. De ce fait, de nombreux établissements scolaires n’ont pas pu en bénéficier », a-t-il expliqué.

Selon le représentant du Directeur général des Appuis spécifiques, Inoussa CISSAO, Chargé d’appui technique (CAT), ce projet visait à informer et sensibiliser les élèves sur les bienfaits des différents vaccins, tout en leur offrant l’opportunité de se prémunir contre certaines maladies telles que le cancer du col de l’utérus, l’hépatite et le VIH.
En termes de perspectives, des activités allant dans le même sens sont prévues afin de toucher un maximum d’établissements scolaires.

Dans la mise en œuvre du projet, toutes les couches sociales ont été impliquées. Présent à l’atelier de capitalisation, Seydou TAMBOURA, représentant des leaders communautaires, n’a pas manqué d’apprécier l’initiative.
« Cela nous a permis, nous parents d’élèves, de mieux comprendre le fléau. Nous souhaitons la pérennisation de ce projet qui est bénéfique pour nous tous », a-t-il laissé entendre.

Les premiers bénéficiaires que sont les élèves ont également pris part à l’atelier. Tout en saluant l’initiative, ils ont exprimé le souhait de voir le projet se poursuivre. David TOM, élève du lycée “Parent D’élève”, dit avoir appris à travers ce projet l’importance du dépistage et de la vaccination. Il promet d’être un relais de la bonne information auprès de ses camarades.
Il faut souligner que cet atelier a permis de capitaliser les bonnes pratiques, d’identifier les défis rencontrés et de renforcer la synergie entre les différents acteurs engagés, dans l’optique d’améliorer la qualité et la portée des interventions futures.
Le projet Initiative HPV+ s’inscrit dans un contexte d’urgence sanitaire prolongée, marqué par d’importants défis sécuritaires et logistiques. Les adolescents, notamment les filles, restent confrontés à de multiples vulnérabilités et à un accès limité à l’information et aux services de santé.











