La Haute Autorité de la Communication du Gabon a annoncé mardi que les réseaux sociaux seraient suspendus « jusqu’à nouvel ordre ».
Cette décision fait suite à la diffusion de contenus jugés « inappropriés, diffamatoires, haineux ou insultants », qui porteraient atteinte à « la dignité humaine, à la moralité publique, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République ainsi qu’à la sécurité nationale ».
Parmi les motifs évoqués, l’autorité cite également « la diffusion de fausses informations », « le cyberharcèlement » ainsi que « la divulgation non autorisée de données personnelles ».
La suspension intervient après une vague de contestations dans le pays d’Afrique centrale, qui a particulièrement affecté le secteur de l’éducation. Il s’agit de la première grogne sociale depuis l’élection du président Brice Clotaire Oligui Nguema l’an dernier.
Si certains acteurs dénoncent une atteinte à la liberté d’expression, les autorités rejettent ces critiques.
À ce jour, aucun détail n’a été communiqué concernant les plateformes concernées ni sur les répercussions possibles de cette mesure dans différents secteurs du pays.











