Quand c’est bon c’est bon. Sidkeita n’est pas là uniquement pour tenir le marteau mais j’ai également le devoir de proclamer tout haut les mérites quand il le faut. Aujourd’hui il m’est impossible de passer sous silence les mérites des forces de défenses et de sécurités du Burkina Faso. Pendant trop longtemps, l’actualité sécuritaire de ce pays s’est résumée à une comptabilité froide : des bilans de dégâts, des cartes de zones d’insécurité et des communiqués laconiques. Mais aujourd’hui, le vent tourne. Le récit burkinabè change de visage. Il ne s’écrit plus seulement avec l’encre de la douleur, mais avec celle de la bravoure et de la reconnaissance.
L’acte salutaire qui tape rapidement à l’œil c’est bien celui des galons du Sergent Zombré. Ayant rejoint les Forces armées nationales en 2014 au Groupement central des armées (GCA), il a intégré par la suite le 11ᵉ régiment d’infanterie commando et l’unité d’élite COBRA 1 en 2019. Lors de l’embuscade de Gomboro le 1er janvier 2022, il a montré son amour pour la patrie en ripostant farouchement contre les forces du mal.
Cette montée en grade est donc comme un symbole puissant, un message à toutes les unités loin d’être une simple formalité administrative comme le prétendent certains. Ce geste nous rappelle une fois de plus la bravoure Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) qui ne recherchent pas de vaine gloire en ville mais, dans l’anonymat de la brousse, réalisent des prouesses pour le retour de la paix au Burkina Faso.
A cela s’ajoute le renforcement des moyens techniques avec l’arrivée récente de 2 000 nouvelles motos pour les unités. C’est le signe que l’État se donne les moyens de sa souveraineté, en équipant ceux qui sont au contact direct du danger.
Mais au-delà du matériel, ce qui frappe en ce mois de mars 2026, c’est l’âme qui anime ces opérations. Le combat est rude, certes. Les défis demeurent. Il faut nécessairement une utilisation du matériel acquis à la sueur de tous les burkinabè et une reconnaissance dans le vrai sens du terme et non une façon pour une minorité de se remercier et de tailler la taille du lion. Mais lorsqu’un peuple commence à célébrer ses braves plutôt que de seulement pleurer ses morts, la victoire n’est plus une option mais devient une certitude.











