L’Éthiopie, point de départ majeur pour les migrants se dirigeant vers le Golfe et l’Europe, est également un foyer d’arnaques et d’activités de trafiquants exploitant les espoirs de ceux qui cherchent une vie meilleure. Dans ce contexte, les autorités éthiopiennes ont annoncé l’arrestation de 22 personnes impliquées dans un réseau de trafic humain ayant clandestinement déplacé près de 2 000 individus. Selon la police, ce réseau a provoqué la mort d’au moins deux personnes et généré des millions de dollars de gains pour les auteurs.
Les accusés opéraient au sein de « gangs criminels » et promettaient aux migrants une vie meilleure en Europe. Mais en réalité, les victimes étaient détenues dans des entrepôts en Libye, contraintes de contacter leurs familles pour payer des rançons et « retenues en otages jusqu’au versement de l’argent ».
Le réseau aurait ainsi empoché plus de 2,16 milliards de birr (environ 13 millions de dollars) en faisant passer 1 800 personnes, selon la police. Cette activité illégale a causé au moins deux morts et 15 disparitions.
En août dernier, l’Éthiopie avait également condamné cinq individus à la peine de mort pour trafic d’êtres humains. Cependant, le pays n’a pas procédé à d’exécutions depuis 2007, d’après la Coalition mondiale contre la peine de mort.











