Dans son rapport sur la politique monétaire publié en mars 2026, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) met en avant une hausse des ressources extérieures mobilisées par les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au cours de l’année 2025.
Selon l’institution, le volume total des financements extérieurs hors interventions du Fonds monétaire international (FMI) ayant transité par ses circuits a atteint 8.997,4 milliards de francs CFA, contre 8.587,3 milliards un an plus tôt. Cette progression témoigne de la continuité du soutien des partenaires internationaux aux économies de la sous-région.
Le rapport souligne par ailleurs le rôle déterminant du FMI dans l’accompagnement des programmes économiques des États. Plusieurs pays ont ainsi bénéficié de décaissements importants. Le Bénin a mobilisé un total de 51,1 milliards de francs CFA via différents dispositifs, tandis que le Burkina Faso a obtenu 18,6 milliards de francs CFA dans le cadre de la Facilité élargie de crédit.
La Côte d’Ivoire apparaît comme le principal bénéficiaire avec 899,7 milliards de francs CFA, mobilisés à travers divers instruments, dont la Facilité élargie de crédit, le Mécanisme élargi de crédit et la Facilité pour la résilience et la durabilité.
D’autres pays de l’Union ont également reçu des appuis financiers : la Guinée-Bissau (3,6 milliards de francs CFA), le Niger (55,2 milliards de francs CFA) et le Togo (33,8 milliards de francs CFA). De son côté, le Mali a bénéficié de 72,9 milliards de francs CFA via la Facilité de crédit rapide.
En parallèle, certains États ont renforcé leur recours aux marchés financiers internationaux. Au total, deux pays ont levé 1.821,0 milliards de francs CFA à travers des émissions d’euro-obligations. Dans le détail, le Bénin a mobilisé 318,0 milliards de francs CFA, tandis que la Côte d’Ivoire a obtenu 1.503,0 milliards de francs CFA.
Ces évolutions illustrent une dynamique robuste de mobilisation des ressources extérieures au sein de l’UEMOA en 2025, reposant à la fois sur les appuis des partenaires techniques et financiers et sur un accès accru aux marchés internationaux.











