Le ministère de l’Économie et des Finances entend aborder l’année 2026 avec méthode, ambition et détermination. C’est le message fort qui ressort de la deuxième session ordinaire 2025 du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), tenue ce 18 décembre 2025 à Ouagadougou sous la présidence du ministre Dr Aboubakar NACANABO.
Cette rencontre a permis de faire le point sur les performances enregistrées à mi-décembre 2025, dans un contexte national marqué par de nombreux défis. Malgré ces contraintes, les services du ministère, y compris ceux déployés dans les zones les plus sensibles, ont maintenu le cap et obtenu des résultats jugés encourageants.
Sur le plan budgétaire, la mobilisation des ressources internes a dépassé les attentes. À la mi-décembre, plus de 3 100 milliards de FCFA ont été mobilisés au profit du budget de l’État. Parallèlement, le Fonds de Soutien Patriotique a franchi la barre des 209 milliards de FCFA, traduisant l’adhésion des citoyens à l’effort national.

Au-delà des chiffres, plusieurs avancées structurelles ont été mises en avant, notamment la poursuite des réformes économiques et financières, ainsi que la sortie du Burkina Faso de la liste grise du GAFI, un signal fort en direction des partenaires et investisseurs, renforçant la crédibilité et l’attractivité de l’économie nationale.
Fort de ces acquis, le ministère affiche pour 2026 une orientation claire : passer d’une logique de résilience à une dynamique d’accélération. Le Plan de travail annuel prévoit notamment la mobilisation de plus de 3 400 milliards de FCFA de recettes propres pour le budget de l’État et 200 milliards de FCFA pour le Fonds de Soutien Patriotique. Il est également envisagé de lever 200 milliards de ressources souveraines pour financer la première phase de l’autoroute Ouagadougou–Bobo-Dioulasso.
Le soutien à l’industrialisation, ainsi que la consolidation de l’offensive agropastorale et halieutique, figurent également parmi les priorités. Cette politique a déjà permis d’atteindre un taux de couverture céréalière de 126 %, un indicateur clé pour la sécurité alimentaire.

D’autres chantiers structurants viendront compléter cette feuille de route, notamment les initiatives présidentielles dans les domaines de la santé et de l’éducation, ainsi que la mise en œuvre effective du projet Faso Yaar, qui nécessitent une mobilisation accrue des ressources et des énergies.
Selon le ministre, l’année 2026 devrait marquer une avancée décisive dans la digitalisation des services économiques et financiers de l’État. Modernisation du foncier, dématérialisation des procédures de passation des marchés publics, transformation des services du Trésor et meilleure gestion des participations publiques dans le secteur bancaire illustrent la volonté de bâtir une administration plus performante, plus transparente et davantage tournée vers les usagers.











