Pour marquer la Journée internationale de l’enfant, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO a convié, le 21 novembre 2025, près de deux cents élèves au Musée national de Ouagadougou. Cette rencontre, organisée sous le thème « Ma Journée, Mes Droits », a transformé l’espace muséal en véritable forum citoyen où les enfants ont pu exprimer leurs attentes et interpeller directement le Chef du Gouvernement.

Durant plusieurs heures, les élèves ont présenté leurs préoccupations : salles de classe surchargées, manque d’eau dans certaines écoles, difficultés alimentaires, absence d’infrastructures adaptées pour les enfants en situation de handicap…
Le Premier ministre a écouté attentivement chaque intervention, rappelant que « la voix des enfants doit éclairer l’action publique ».

Santé : un engagement clair de l’État
Réagissant particulièrement à la question de l’accès aux soins, il a souligné que la santé des enfants reste l’une des priorités nationales. Il a évoqué le programme de formation accélérée des médecins au nombre de 1 000 professionnels chaque année durant cinq ans, dont un grand nombre destiné à la pédiatrie afin de mieux répondre aux besoins sanitaires du pays.
Hygiène et eau : des infrastructures revues en profondeur
Les élèves ont longuement insisté sur les défis liés à l’hygiène scolaire. En réponse, le Premier ministre a annoncé que toute nouvelle école sera désormais construite avec un point d’eau intégré et que les établissements existants bénéficieront progressivement d’un renforcement ou d’une réhabilitation de leurs forages.
Selon lui, améliorer l’accès à l’eau permettra aussi de relancer et d’étendre les jardins pédagogiques, utiles à la fois pour l’apprentissage et l’alimentation scolaire.


Cantines scolaires : des efforts financiers importants
Sur le volet nutritionnel, il a rappelé que l’État a consacré 18 milliards de francs CFA à l’alimentation des écoles cette année. Ce budget a permis de distribuer quelque 25 000 tonnes de vivres à travers le pays. Le Premier ministre a également encouragé les établissements à renforcer leurs initiatives locales grâce aux cantines endogènes, valorisant les produits du terroir et soutenant l’économie locale.
L’inclusion, un principe non négociable
La question des enfants vivant avec un handicap a suscité de nombreuses réactions. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de construire des écoles accessibles et de former les enseignants pour une éducation véritablement inclusive. « Un enfant ne doit jamais être exclu parce qu’il est différent », a-t-il affirmé.

Responsabiliser les enfants autant que les protéger
En conclusion, le Premier ministre a rappelé que l’État investit dans la sécurité, l’éducation, l’alimentation et la santé des enfants, mais que ceux-ci doivent aussi jouer leur rôle : respect des enseignants, respect des parents, respect des symboles nationaux.
Un engagement partagé
Organisée avec le soutien de l’UNICEF et d’autres partenaires techniques, la rencontre témoigne d’une volonté forte : placer les enfants au cœur des politiques publiques et leur offrir un cadre propice à leur épanouissement.












