Le Secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP-CONAREF), en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a tenu le lundi 8 décembre à Gaoua une session de formation destinée aux acteurs institutionnels et communautaires de la région du Djôrô. L’initiative vise à renforcer leurs compétences en matière de protection internationale et de gestion des personnes déplacées de force.
Ouvrant les travaux, le Secrétaire général de la région, Robert ZOUNGRANA, représentant le Gouverneur, a rappelé que le Djôrô accueille à la fois des réfugiés et des demandeurs d’asile. À ce titre, a-t-il souligné, il est indispensable que les intervenants locaux maîtrisent les textes législatifs et les conventions internationales qui encadrent leur protection. Il a également salué l’engagement du ministère des Affaires étrangères pour la tenue de cette formation.

Pour l’Ambassadeur Seydou SINKA, Chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères, la protection internationale ne peut être effective que si l’ensemble des parties prenantes structures étatiques, organisations partenaires et acteurs de terrain s’investissent pleinement. Il a par ailleurs témoigné sa reconnaissance au HCR pour son accompagnement constant.
Le Secrétaire permanent de la CONAREF, l’Ambassadeur Vlé Fulbert TRAORE, a insisté sur l’importance de ce renforcement de capacités, particulièrement dans un contexte marqué par l’arrivée croissante de ressortissants ghanéens dans la région. Selon lui, cette session permettra de doter les participants d’outils adaptés pour mieux répondre aux besoins des réfugiés et demandeurs d’asile.

Au programme de la formation figurent plusieurs thématiques centrales : le mandat de la CONAREF, les bases juridiques de la protection internationale, le processus de détermination du statut de réfugié au Burkina Faso, ainsi que les enjeux liés à l’enregistrement des personnes déplacées.
Cette rencontre réunit les autorités administratives ainsi que des représentants de services étatiques et d’organisations non étatiques du Djôrô, tous directement impliqués dans la gestion des populations en situation de déplacement forcé.










