La Cour d’appel de Ouagadougou a rendu son verdict ce 18 novembre 2025 dans l’affaire du détournement de fonds au ministère de l’Action humanitaire. Quatre agents ont été condamnés à des peines d’emprisonnement ferme et à de fortes amendes, après avoir été reconnus coupables de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.
La chambre correctionnelle de la Cour d’appel a tranché dans un dossier qui aura secoué l’administration publique burkinabè. Quatre prévenus, mis en cause dans le détournement de plus de trois milliards de francs CFA au ministère de l’Action humanitaire, ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, notamment détournement de deniers publics, faux en écriture et blanchiment d’argent.
Ils ont toutefois été relaxés concernant l’accusation d’enrichissement illicite.
Amidou TIEGNAN, considéré comme le principal acteur du détournement, écope de 11 ans de prison ferme. Il devra également verser 5,6 milliards FCFA d’amende. La Cour a retenu qu’il avait détourné à lui seul 1,8 milliard FCFA.
Pétronille TARPAGA a pour sa part été condamnée à 8 ans de prison ferme et à une amende de 104 millions FCFA, pour un montant détourné estimé à 34,6 millions FCFA.
Le troisième prévenu, Philippe BAYOULOU a été sanctionné de 6 ans d’emprisonnement ferme. L’amende qui lui est imposée s’élève à 245 millions FCFA, correspondant à un détournement évalué à 81,8 millions FCFA.
Quant à Salifou OUÉDRAOGO, il écope également de 11 ans de prison ferme, assortis d’une amende de 345 millions FCFA. La justice a retenu contre lui un détournement de 115 millions FCFA.
En plus des peines de prison et des sanctions financières, les quatre condamnés devront rembourser intégralement les montants détournés au profit de l’État burkinabè. Ils sont également condamnés à verser un franc symbolique au titre du préjudice moral.











