En Guinée, l’opposant Cellou Dalein Diallo a vivement dénoncé la décision des autorités de dissoudre plusieurs partis politiques. Depuis son exil, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) accuse le président Mamadi Doumbouya de vouloir instaurer un système politique dominé par un seul camp, où les voix dissidentes n’auraient plus leur place.
Selon lui, la dissolution d’environ quarante partis politiques, dont l’UFDG, traduit la volonté du pouvoir de renforcer son contrôle sur la vie politique nationale. Cette décision intervient alors que le pays se prépare à organiser des élections législatives, municipales et sénatoriales prévues pour le 24 mai prochain.
Depuis l’arrivée des militaires au pouvoir, plusieurs formations politiques et médias ont déjà été suspendus. De nombreux responsables de l’opposition et acteurs de la société civile ont également été arrêtés ou contraints de s’exiler, contribuant à affaiblir davantage le paysage politique.
Dans ce contexte, Cellou Dalein Diallo appelle les Guinéens à se mobiliser. Il invite tous ceux qui restent attachés aux valeurs de liberté et de justice à s’unir afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de régime exceptionnel qui dure depuis trop longtemps.
L’opposant estime par ailleurs que cette situation s’inscrit dans la continuité de la dernière élection présidentielle, remportée avec plus de 86 % des voix par le général Mamadi Doumbouya. Celui-ci avait accédé au pouvoir après avoir renversé l’ancien président Alpha Condé en septembre 2021. L’opposition conteste toutefois la crédibilité de ce scrutin, affirmant que les principales forces politiques n’avaient pas pu y participer dans des conditions équitables.
Parmi les partis politiques dissous figurent également le Rassemblement du peuple guinéen (RPG), ancien parti du président déchu Alpha Condé, ainsi que l’Union des Forces Républicaines (UFR) dirigée par Sidya Touré.











