Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, a procédé, dans la soirée du mardi 03 février 2026, à l’évaluation du niveau de mise en œuvre du contrat d’objectifs 2025 du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima THIOMBIANO.
Cet exercice de redevabilité, inscrit dans la dynamique de renforcement de la performance de l’action gouvernementale, a permis de mesurer les progrès réalisés par le département en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. À l’issue des travaux, le taux d’exécution global du contrat d’objectifs a été évalué à 85,03 %.

Selon le Pr Adjima THIOMBIANO, ce niveau de réalisation reflète l’engagement des différents acteurs du secteur, dans un contexte marqué par la conduite de réformes structurelles majeures. Il a notamment souligné les avancées enregistrées dans la normalisation des années académiques, avec un taux avoisinant 93 % dans les universités publiques.
L’année 2025 a également été marquée par l’adoption de la carte universitaire nationale, qui structure le territoire en pôles d’excellence de formation, ainsi que par la mise en place d’un nouveau cahier des charges des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES), visant à améliorer la qualité et la crédibilité des formations.
Sur le plan académique, plusieurs réformes ont été engagées, parmi lesquelles l’introduction de nouveaux régimes d’études pour les licences, masters et formations d’ingénieurs, la réorganisation des diplômes d’études spécialisées, ainsi que la création de 27 diplômes nationaux, contribuant à l’harmonisation de l’offre de formation.
Dans le secteur de la santé, la tenue de l’examen classant national a permis le recrutement de près de 2 000 médecins spécialistes, renforçant ainsi les capacités du système sanitaire national.

La recherche scientifique et l’innovation ont, elles aussi, connu une dynamique positive, illustrée par l’organisation du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) 2025, en présence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. La mise en place de la Contribution spéciale à la recherche et à l’innovation (CORI) constitue par ailleurs un levier important pour un financement plus durable du secteur.
Sur le plan social et culturel, le programme « Retour aux sources » a favorisé le rapprochement entre les universités et les autorités coutumières, au profit d’environ 2 000 étudiants et 220 agents ATOS. Une formation civique et patriotique a également été dispensée à la première cohorte d’enseignants-chercheurs et de chercheurs.
Toutefois, le ministre a reconnu que certaines difficultés ont impacté le niveau d’exécution, notamment les retards liés à la réalisation des infrastructures universitaires, dus en partie aux capacités financières limitées de certaines entreprises attributaires de marchés. Il a exprimé l’espoir que des solutions appropriées puissent être trouvées en 2026 afin de lever ces contraintes.
Pour l’année 2026, deux priorités majeures ont été annoncées : la normalisation complète des calendriers académiques et la révision des curricula universitaires, afin de les rendre plus endogènes et mieux adaptés aux réalités nationales. Le renforcement de la recherche collaborative, à travers la constitution d’équipes mixtes associant chercheurs et acteurs de l’innovation, figure également parmi les axes stratégiques.
À travers cette évaluation, le Gouvernement réaffirme sa volonté de promouvoir une gouvernance axée sur la performance, la transparence et les résultats, au service du développement du capital humain et du progrès durable du Burkina Faso.











