Le Président du Faso et Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce jeudi la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. À l’issue de la rencontre, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias TRAORÉ, assurant l’intérim du porte-parole du gouvernement, a indiqué que plusieurs dossiers ont été examinés et adoptés dans le but d’améliorer les conditions de vie des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution progressiste populaire.
De nouvelles dispositions pour la gestion du foncier

Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport portant sur un décret fixant les modalités de gestion du foncier national. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a rappelé que l’Assemblée législative de Transition avait adopté en 2025 la Réorganisation agraire et foncière (RAF).
Selon lui, cette réforme repose sur le principe selon lequel la terre appartient désormais à l’État. Il était donc nécessaire de définir clairement les mécanismes permettant de transférer les terres aux collectivités territoriales.
Parmi les innovations introduites figurent notamment l’allongement de la durée de mise en valeur des terres, qui passe de cinq à huit ans, ainsi que l’utilisation de la technologie satellitaire pour constater l’exploitation effective des parcelles. Le nouveau dispositif prévoit également qu’une même personne ne pourra pas être attributaire de plus d’une parcelle par région lors d’un lotissement.
La réforme prévoit par ailleurs la numérisation du cadastre, permettant aux usagers d’obtenir leurs extraits cadastraux en ligne. Pour le ministre NACANABO, ces mesures devraient contribuer à une gestion plus efficace du foncier et faire de la terre un véritable moteur de développement pour le Burkina Faso.
Plus de 15 500 recrutements annoncés pour 2026

Le Conseil a également examiné un rapport présenté par le ministère des Serviteurs du Peuple concernant le bilan des recrutements réalisés en 2025 ainsi que les perspectives pour l’année 2026.
À ce titre, le gouvernement a donné son accord pour l’organisation de concours professionnels et directs qui permettront de recruter au total 15 512 agents. Dans ce volume, 2 517 postes seront pourvus par voie de concours professionnels, tandis que 12 995 autres le seront à travers des concours directs, a précisé le ministre Mathias TRAORÉ.
Pour l’année 2026, 285 concours sont programmés. Ils se répartissent en 110 concours professionnels, dont certains seront organisés de manière déconcentrée à Bobo-Dioulasso, et 175 concours directs. Parmi ces derniers, 137 seront suivis d’une formation, contre 38 qui ne nécessiteront pas de formation préalable.

Le gouvernement a également prévu un dispositif spécifique en faveur de certaines catégories. Un quota de 504 postes sera ainsi réservé aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), aux agents de santé à base communautaire, aux enseignants communautaires de l’enseignement de base ainsi qu’aux orphelins et aux veuves des personnels des Forces de défense et de sécurité intérieure.











