Réuni ce jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou, le Conseil des ministres s’est tenu sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. À l’issue des travaux, le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a indiqué que plusieurs décisions ont été adoptées dans le cadre des réformes engagées pour améliorer la gouvernance et renforcer l’action publique.
Avancement exceptionnel pour les Forces de sécurité intérieure
Au titre du ministère de la Sécurité, les membres du gouvernement ont validé un projet d’ordonnance instituant un mécanisme d’avancement à titre exceptionnel au profit des Forces de sécurité intérieure.

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA, a expliqué que cette mesure vise à reconnaître les actes de bravoure et les services jugés remarquables accomplis par les éléments engagés sur le terrain. Selon lui, ces femmes et ces hommes font preuve d’un engagement constant, parfois au péril de leur vie, dans la lutte contre l’insécurité.
Le texte prévoit ainsi des promotions spéciales, soit par passage au grade supérieur, soit par accès à un corps immédiatement supérieur. Ces avancements pourront être accordés en cas de faits d’éclat, que ce soit en période de crise, de conflit armé, de mission spéciale ou même en temps de paix.
Parmi les actions considérées comme des faits d’éclat figurent notamment la neutralisation de groupes armés, la riposte efficace à des attaques terroristes, le démantèlement de bases ennemies ou encore la récupération de matériels stratégiques.
Affaire « caméra KORAG » : des sanctions prises
Le Conseil s’est également penché sur les suites disciplinaires liées à l’affaire dite « caméra KORAG », révélant des faits de corruption impliquant des agents publics.

Selon le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias TRAORÉ, des procédures ont été engagées à l’encontre de plusieurs agents concernés. À l’issue de l’examen des dossiers :
Seni SAKANDÉ, adjudant de police, est rétrogradé au grade de sergent-chef ;
Jacques BOA, médecin spécialiste en stomatologie et en chirurgie maxillo-faciale, est révoqué de la fonction publique ;
Abdoul Rachid OUÉDRAOGO, agent de police, est pour sa part relaxé au bénéfice du doute.

Ces décisions, selon les autorités, traduisent la volonté du gouvernement de sanctionner tout manquement à l’éthique et de promouvoir une administration plus intègre et responsable.











