La capitale camerounaise, Yaoundé, donne le coup d’envoi ce jeudi 26 mars à la 14ème conférence ministérielle de l’organisation mondiale du commerce. Cet important rendez-vous réunit les 166 États membres dans un climat économique mondial particulièrement tendu, marqué notamment par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient.

Durant quatre jours, les participants tenteront d’insuffler un nouvel élan à une institution fragilisée par des désaccords persistants, des négociations au point mort et une tendance croissante au protectionnisme. Dans ce contexte instable, les conflits en cours font peser de lourdes incertitudes sur les échanges internationaux.
À la veille de l’ouverture, la directrice générale de l’OMC, Ngozi OKONJO-IWEALA, a exhorté les États membres à faire de cette rencontre un moment charnière. Elle a plaidé pour « l’ouverture d’un nouveau chapitre du système commercial multilatéral », tout en dénonçant la montée de l’unilatéralisme et en pointant un « échec collectif » à répondre efficacement aux préoccupations exprimées depuis plusieurs années.
Instance suprême de décision de l’organisation, la conférence ministérielle se tient en principe tous les deux ans. À l’approche de cette édition, de nombreux pays affichent l’espoir qu’elle permettra de redéfinir les priorités et de redonner de la crédibilité à l’OMC.











