Paul BIYA réélu président du Cameroun selon les résultats proclamés par le conseil constitutionnel le 27 octobre dernier a prêté serment pour son huitième mandat présidentiel le 6 novembre 2025, à Yaoundé.
Quelques jours après cette investiture, dans une vidéo Issa Tchiroma Bakary a levé la voix pour inviter le régime Biya de libérer les prisonniers : « Je leur donne 48 heures pour libérer, sans condition, tous nos enfants, tous les Camerounais qui sont aujourd’hui dans les prisons du Cameroun, de manière générale. Je leur donne 48 heures. Faute de quoi, le peuple camerounais se retrouvera en légitime défense et se sentira libre, non seulement de se protéger, mais également de tout faire pour protéger ses enfants et les récupérer partout où ils se trouvent. »

Dans une autre vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 21 novembre dernier,Issa Tchiroma Bakary remonte au créneau. Cet ancien collaborateur de Paul BIYA qui estime qu’il est le président élu du peuple invite l’ensemble des fils et filles du Cameroun à observé un deuil national le vendredi 21 novembre 2025. « Cette journée sera chômée sur toute l’étendue du territoire national. Aucun commerce, aucun bureau, aucun service administratif ne devra fonctionner. Ce ne sera pas un jour ordinaire, ce sera un jour de silence, de mémoire, de recueillement. »
Une minute de silence devra être observée à 12h00 sur toute l’étendue du territoire national et dans la Diaspora. Il a également invité les croyants de toutes les confessions à se rassemblé dans leur lieu de culte pour prier et sanctifier la mémoire du juste combat.
« Ce 21 novembre ne sera pas seulement un hommage, ce sera un acte de résistance, une offrande collective à la mémoire de ceux qui sont tombés » a-t-il laissé entendre
L’institution de cette journée vise à donner à la face du monde l’image d’un peuple soudé, digne et solidaire qui ne cède ni à la peur, ni au vol électoral et qui continue dans l’honneur de bâtir le Cameroun. A cet effet, Issa Tchiroma Bakary ajoute qu’un fond de soutien sera également instauré avec des modalités qui seront proposées en temps opportun.
Il convient de rappeler que Depuis le 12 octobre, date des élections au Cameroun, des voix de grands opposants de la scène politique du Cameroun s’élèvent pour exiger à Paul BIYA de céder le pouvoir au choix du peuple. Lors d’une interview, l’homme politique Léandre DJINO affirmait que Paul Biya. Biya, au pouvoir depuis 1982 a détruit le pays (le Cameroun), pillé toutes les ressources, et tué les enfants du pays et que son pouvoir est fondé sur trois piliers : le tribalisme, la corruption et la répression.











