La Tanzanie a lancé un programme ambitieux pour développer son industrie pharmaceutique locale. À travers cette initiative, les autorités entendent réduire la forte dépendance du pays aux médicaments importés et positionner la Tanzanie comme un pôle majeur de fabrication pharmaceutique en Afrique de l’Est.
Actuellement, plus de 80 % des médicaments et équipements médicaux consommés dans le pays sont importés, ce qui représente une charge financière estimée à près d’un milliard de dollars par an. Une situation que le gouvernement souhaite profondément transformer. Notre correspondant Isaac Lukando explique les grandes orientations retenues pour atteindre cet objectif.
Pour mieux comprendre les enjeux de cette stratégie, nous avons rencontré le Dr Francis Mallya, médecin et spécialiste de la chaîne d’approvisionnement médicale. Selon lui, trois questions majeures se posent.
D’abord, les obstacles structurels, techniques et financiers que la Tanzanie devra surmonter pour rendre la production locale de médicaments viable et compétitive. Ensuite, la capacité du Groupe de travail pour l’accélération des investissements à traduire les politiques publiques en projets concrets, bancables et attractifs pour les investisseurs, ainsi que les points de vigilance à considérer. Enfin, l’impact que pourrait avoir une production pharmaceutique locale sur les prix des médicaments et sur l’organisation des chaînes d’approvisionnement en Afrique de l’Est.
Réduction des pertes agricoles : le secteur privé en première ligne
En Afrique subsaharienne, jusqu’à 37 % de la production agricole est perdue chaque année. Ces pertes ne sont pas dues à une insuffisance de production, mais à des difficultés d’acheminement des denrées vers les marchés.
Du Nigeria au Kenya, le manque d’infrastructures de transport, l’insuffisance des capacités de stockage et les faiblesses de la chaîne du froid entraînent des pertes économiques considérables, chiffrées en milliards de dollars.
Face aux limites des interventions publiques, des acteurs du secteur privé s’impliquent de plus en plus. Ils investissent dans la logistique, l’entreposage moderne et les solutions numériques afin de réduire les pertes post-récolte et de renforcer la sécurité alimentaire.
République centrafricaine : des fibres de bananier pour lutter contre les déchets plastiques
En République centrafricaine, des innovateurs locaux transforment les troncs de bananiers en sacs biodégradables. Cette initiative propose une alternative écologique et locale aux emballages plastiques.
Cependant, malgré l’interdiction des sacs plastiques instaurée en 2020, ces produits continuent de dominer le marché. Cette réalité freine la demande pour des solutions durables et ralentit le développement de cette innovation verte.
Les principaux défis restent l’application effective de la réglementation, l’accessibilité des prix et le passage à une production écologique à plus grande échelle.











