L’année 2026 s’annonce décisive pour la stratégie sécuritaire du Burkina Faso. Le gouvernement prévoit une intensification du dispositif de défense afin de consolider les acquis de la reconquête territoriale engagée par les Forces armées nationales.
Cette annonce a été faite à Ouagadougou par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le général de brigade Célestin Simporé, à l’issue de la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2025. La rencontre, organisée par son département, a permis d’examiner le bilan des activités menées en 2025 et d’adopter le programme d’actions prévu pour 2026.
Placée sous le thème « Le principe de redevabilité dans la gestion de la chose publique », cette session a réuni les principaux responsables du ministère. Les travaux ont porté sur l’évaluation des performances, l’identification des insuffisances et la formulation de recommandations concrètes visant à améliorer durablement le fonctionnement de l’administration et l’efficacité des opérations sur le terrain.
Dans son intervention, le général Célestin Simporé a insisté sur l’importance de la redevabilité, qu’il considère comme bien plus qu’une simple exigence administrative. Selon lui, il s’agit d’un devoir moral et républicain envers le peuple burkinabè, qui confie aux Forces armées nationales la mission essentielle de défendre l’intégrité du territoire et la souveraineté du pays. Il a précisé que ce principe doit guider aussi bien la gestion des ressources que la planification stratégique et l’évaluation des résultats.

Revenant sur l’année écoulée, le ministre a reconnu que 2025 a été marquée par de nombreux défis liés au contexte sécuritaire. Toutefois, il a souligné que, malgré ces contraintes, des efforts significatifs ont été déployés et des résultats encourageants ont été enregistrés, témoignant de la détermination du ministère à remplir ses missions régaliennes et à contribuer à la stabilité nationale.
S’inscrivant dans la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui ambitionne de bâtir un Burkina Faso souverain, prospère et fondé sur un développement endogène et durable, le ministre a annoncé que la nouvelle année exigera davantage d’audace, d’anticipation et une gouvernance administrative renforcée. À ce titre, la poursuite de la reconquête du territoire et la densification du dispositif de défense figurent parmi les priorités majeures.
Enfin, le général Simporé a indiqué que 2026 marquera le lancement d’un nouveau cycle de planification avec l’entrée en vigueur du Plan national de développement 2026-2030, qui servira de cadre stratégique pour les actions futures du pays, notamment dans le domaine de la sécurité et de la défense.










