Le gouvernement burkinabè a adopté un nouveau décret modifiant le texte n°2018-1199 du 31 décembre 2018 relatif au commerce de distribution. Cette réforme vise à renforcer l’organisation du marché intérieur et à accroître la participation des acteurs nationaux dans les circuits de commercialisation.
Désormais, le commerce de détail est réservé aux citoyens burkinabè, aux ressortissants des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi qu’aux ressortissants d’autres États africains appliquant le principe de réciprocité avec le Burkina Faso.
Selon les autorités, cette mesure a pour objectif d’améliorer la régulation du secteur, de consolider la souveraineté économique et alimentaire et de protéger les petits commerçants. En limitant l’accès au commerce de détail à des catégories précises d’opérateurs, l’exécutif entend favoriser l’émergence d’initiatives locales et réduire la domination de certains segments du marché par des acteurs étrangers.
Le décret interdit également aux ressortissants étrangers les achats dits « bord champ », une pratique jugée défavorable à la bonne organisation des chaînes d’approvisionnement. Cette disposition vise à préserver les intérêts des producteurs et à éviter les distorsions pouvant impacter les prix et la disponibilité des produits.
À travers cette nouvelle orientation réglementaire, le gouvernement affirme sa volonté de soutenir les filières agro-sylvo-pastorales, de protéger les emplois locaux et de promouvoir une concurrence plus saine et équitable sur le marché national.











