Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a accordé une audience ce vendredi 27 février 2026 à une délégation du Groupe de la Banque mondiale, conduite par Franz DREES-GROSS, Directeur des infrastructures pour l’Afrique de l’Ouest.

Au cœur des échanges : l’état d’avancement de la coopération entre le Burkina Faso et l’institution financière internationale, notamment dans des secteurs jugés déterminants pour la transformation du pays l’énergie, l’urbanisation et les transports. Les deux parties ont salué une collaboration soutenue, marquée par la mise en œuvre de projets structurants destinés à accélérer le développement économique et à améliorer les conditions de vie des populations.

Dans le secteur énergétique, les discussions ont porté sur l’initiative « Mission 300 », qui ambitionne de fournir un accès à l’électricité à 300 millions d’Africains. Dans ce cadre, plusieurs actions sont envisagées au Burkina Faso afin d’élargir l’accès à l’énergie, en particulier dans les zones encore non connectées au réseau national. Les investissements prévus devraient permettre le raccordement d’environ 100 000 ménages et petites entreprises situés en périphérie des grands axes électriques. Le programme comprend également le renforcement et la densification des réseaux existants ainsi que la réalisation d’infrastructures socio-économiques complémentaires.
La question de l’urbanisation a également occupé une place centrale lors de la rencontre. La délégation a présenté au ministre les conclusions préliminaires d’analyses consacrées à la dynamique urbaine du pays. L’objectif affiché est d’accompagner l’État dans la mise en place de stratégies capables de mieux valoriser le potentiel économique des villes, tout en répondant aux défis liés à leur croissance rapide.

Trois priorités structurent cette réflexion. La première porte sur l’emploi, avec la volonté de faire des centres urbains de véritables pôles de création de richesses et d’opportunités professionnelles. La deuxième concerne les infrastructures, notamment la planification urbaine, la gestion foncière et l’accès équitable aux services de base. Enfin, le troisième axe met l’accent sur le financement des collectivités urbaines, un levier essentiel pour soutenir durablement leur expansion.
À travers ce dialogue renouvelé, le Burkina Faso et la Banque mondiale réaffirment leur engagement commun en faveur d’un développement inclusif, axé sur l’amélioration des infrastructures et la modernisation des villes.











