Les travaux du World Government Summit à Dubaï sont marqués par une réflexion approfondie sur les perspectives du continent africain. Au cœur des échanges figure une question majeure : les dix prochaines années peuvent-elles ouvrir une nouvelle ère pour l’Afrique, en particulier pour sa jeunesse ?
Ce débat se déroule dans un contexte international instable, marqué par des tensions géopolitiques persistantes, notamment entre les États-Unis et l’Iran. Ces rivalités continuent d’influencer les marchés énergétiques mondiaux et les cours du pétrole, avec des effets directs sur les économies africaines.
Pour les pays du continent fortement dépendants des importations d’énergie, cette situation entraîne une augmentation des coûts, pesant sur le pouvoir d’achat des populations. Les jeunes, déjà confrontés à des perspectives économiques limitées, expriment des inquiétudes croissantes quant à leur avenir social et professionnel.
À ces difficultés s’ajoute la question du chômage des jeunes et du manque d’opportunités sur le marché du travail. Sur l’ensemble du continent, frustrations et attentes se multiplient face à des économies incapables d’absorber une population jeune en forte croissance.
La marge de manœuvre des États demeure par ailleurs réduite par un endettement de plus en plus lourd. Selon Standard & Poor’s Global Ratings, le service de la dette extérieure des pays africains devrait atteindre près de 90 milliards de dollars cette année, un niveau trois fois supérieur à celui de 2012, limitant ainsi les investissements dans l’éducation, la santé et la création d’emplois.
C’est dans ce contexte économique, social et géopolitique complexe que dirigeants et décideurs réunis à Dubaï cherchent à identifier des leviers capables de transformer ces contraintes en opportunités durables, afin de bâtir un avenir plus inclusif pour la jeunesse africaine.










