Pendant très longtemps, beaucoup de colons ont essayé de faire croire aux africains que l’Afrique est une terre maudite. Cette même terre qui reçoit beaucoup de personnes qui s’y installent et prospèrent. Inutile de faire parler l’histoire qui rappelle l’invasion des colons en Afrique avec des propositions de vêtement, de parure aux chefs en contrepartie de l’or ou de toute autre richesse africaine. Inutile encore de montrer comment le christianisme s’est ancré en Afrique avec la conversion de plusieurs africains qui ont remis de grande partie de leur terre pour en faire des églises.
Pendant très longtemps, beaucoup de colons ont essayé de faire croire à l’Afrique quelle manque de potentiels intellectuels pour diriger l’Afrique et l’amener à son indépendance véritable. Inutile de rappeler la fuite des cerveaux de l’Afrique vers d’autres continents afin de les servir et de contribuer à leurs développements. Pourtant des icônes africaines se sont démarquées par la dévotion et leur engagement pour une Afrique libre et prospère.
Le panafricanisme n’est pas qu’une doctrine historique ; c’est une philosophie d’action qui prône l’unité, la solidarité et l’autonomie totale des peuples africains, et de la diaspora. Il y a un demi-siècle, ce mouvement a été le moteur des indépendances. Aujourd’hui, il doit être le moteur de la souveraineté économique, intellectuelle et culturelle. La jeunesse africaine, majoritaire et impatiente, doit se réapproprier cette boussole pour naviguer les défis contemporains.
Du Ghana au Congo en passant par le Burkina Faso, le Cameroun ou le Sénégal, des personnalités se sont illustrées comme des panafricanistes pures et dures qui ont laissé un héritage vrai et réel pour la jeunesse africaine qui s’en inspire encore au 21e siècle.

L’une des grandes figures et modèle de la jeunesse africaine est le Ghanéen Kwame Nkrumah qui est considéré pratiquement comme l’Architecte de l’indépendance du Ghana. Ce grand panafricaniste à lutté pour faire de l’Afrique un continent uni et fédéré en témoigne sa célèbre phrase : « L’indépendance du Ghana est sans signification tant qu’elle n’est pas liée à la libération totale de l’Afrique ».
Son message est clair ; il est impératif que les africains cultivent la solidarité transfrontalière et que la jeunesse africaine comprenne que les succès nationaux doivent s’inscrire dans une perspective continentale.

Le Congo n’est pas resté en marge face à ce réveil de l’Afrique et l’éveil des consciences de la jeunesse africaine. Patrice Lumumba demeure une figure emblématique de la dignité et du refus de toute ingérence, son engagement radical pour l’autonomie et contre le néocolonialisme est un puissant rappel.
Il enseigne le courage de dire « Non » aux compromissions et la nécessité de défendre farouchement les ressources et la souveraineté nationales. C’est l’appel à la résistance face à la domination.

Allons au Burkina Faso pour parler du Capitaine Thomas Sankara: Son héritage, axé sur l’autosuffisance, la probité et la transformation sociale radicale, inspire particulièrement les jeunes activistes. Il a démontré qu’il est possible de mobiliser l’énergie d’un peuple pour un développement endogène et une rupture avec les systèmes de dépendance.

Ou encore Cheikh Anta Diop du Sénégal : Historien, anthropologue et scientifique, il a mené une bataille intellectuelle cruciale pour la réhabilitation de l’histoire africaine et la reconnaissance de ses contributions à la civilisation mondiale. Son œuvre est un appel vibrant à la jeunesse pour qu’elle s’arme de savoir, de recherche et de fierté culturelle afin de déconstruire les narratifs occidentaux.

Le Réveil de l’Afrique n’est pas une prophétie lointaine, mais une réalité en cours, portée par la force la plus dynamique du continent : sa jeunesse. Une génération connectée, consciente, et résolue à écrire une nouvelle histoire, loin des clichés et des déterminismes. Pour tracer cette voie, elle n’a pas besoin de chercher bien loin ; ses modèles et ses principes directeurs résident dans l’héritage lumineux des grandes figures du panafricanisme.
Aujourd’hui, la jeunesse africaine s’engage. Elle ne demande plus la permission de réussir. Elle crée des start-ups qui contournent les systèmes défaillants. Elle utilise les réseaux sociaux pour dénoncer l’injustice et exiger la bonne gouvernance. Elle crée des plateformes culturelles qui réinventent l’identité africaine.
Le flambeau, allumé par les pères fondateurs, est désormais entre les mains d’une jeunesse qui a la puissance démographique et la vision nécessaire pour achever le travail.











