Dans un contexte mondial marqué par la multiplication des crises et des menaces sécuritaires, l’Afrique cherche à bâtir une architecture de défense plus autonome. C’est dans cette dynamique que s’est ouvert ce mardi 11 novembre 2025 à Bamako le Salon International d’Exposition de la Défense et de la Sécurité, baptisé BAMEX’25.
Alors que les foyers de tension se multiplient sur le continent et que les menaces transnationales se complexifient, le besoin d’une sécurité collective et souveraine n’a jamais été aussi pressant. Entre terrorisme, criminalité organisée, cyberattaques et ingérences étrangères, les États africains se retrouvent au cœur d’enjeux géopolitiques majeurs qui mettent à l’épreuve leur stabilité et leur développement.

C’est pour répondre à ces défis que le Mali a pris l’initiative d’organiser BAMEX’25, le tout premier salon international dédié à la défense et à la sécurité en Afrique de l’Ouest. Ce rendez-vous de haut niveau vise à favoriser le dialogue et la coopération entre les acteurs clés du secteur à savoir ; décideurs politiques, industriels, chercheurs, start-up, investisseurs et forces de défense.
Pendant quatre jours, Bamako devient la vitrine de l’innovation sécuritaire africaine. Des délégations venues de l’Alliance des États du Sahel, du Congo, du Togo, du Ghana, du Nigeria, de la Libye, du Maroc, du Soudan et de l’Iran participent à cette grande rencontre, aux côtés de la Türkiye, invitée d’honneur de cette édition.
Le salon se veut un espace d’échanges et de partenariats autour de technologies de pointe ; systèmes de défense terrestre, aérienne et navale, armements modernes, communications militaires, satellites et innovations spatiales. Le Mali, fort de son expérience dans la lutte contre le terrorisme, entend y partager son savoir-faire et ses réussites opérationnelles.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre malien a salué la présence de la République sœur de Türkiye, qu’il a qualifiée de partenaire stratégique de premier plan. Il a rappelé la position d’Ankara parmi les leaders mondiaux de l’exportation d’équipements militaires et souligné la pertinence de son modèle de coopération industrielle, axé sur le cofinancement et la mutualisation des compétences.
En appelant à rompre avec la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté du Mali et plus largement de l’Afrique de construire une autonomie stratégique durable fondée sur la solidarité et l’innovation.

BAMEX’25 s’impose ainsi comme un symbole fort d’une Afrique qui choisit de prendre en main sa propre sécurité, tout en redéfinissant les contours de la coopération internationale dans le domaine de la défense











