Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, a procédé ce lundi 10 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, à l’ouverture officielle de la 22ᵉ Rencontre nationale Gouvernement/Secteur privé. La cérémonie a réuni plusieurs acteurs économiques et institutionnels du pays, sous la conduite des responsables des principales faîtières du secteur privé.
Instituée en 2001, cette rencontre constitue un espace privilégié de concertation entre les décideurs publics et les opérateurs économiques, autour d’un objectif commun : bâtir une économie forte, résiliente et souveraine.
Une économie de souveraineté et de solidarité
Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a salué la mobilisation du secteur privé et des partenaires sociaux, dans un contexte national encore marqué par de multiples défis.
« La tenue de cette 22ᵉ édition traduit notre volonté commune de refonder l’économie nationale sur des fondements de souveraineté, de solidarité et de patriotisme économique », a-t-il déclaré.
Cette rencontre nationale s’inscrit dans la continuité des concertations régionales public-privé, tenues du 8 au 22 mai 2025 à travers toutes les régions du pays, et des concertations sectorielles organisées à Ouagadougou les 7, 8 et 10 juillet derniers.
Ces échanges préparatoires ont permis d’identifier les principales attentes du secteur privé et de formuler des propositions concrètes en réponse à ces préoccupations.

Le développement des infrastructures au cœur du débat
Placée sous le thème : « Développement des infrastructures : enjeux, défis et engagement patriotique pour une économie durable », cette édition met l’accent sur l’importance d’un dialogue renforcé entre l’État et les acteurs économiques pour relever le défi des infrastructures dans les domaines de l’énergie, des transports, des TIC et de l’industrie.
« Les infrastructures constituent le socle même de notre souveraineté. Chaque route, chaque centrale, chaque fibre optique posée sur notre sol est une pierre ajoutée à l’édifice de notre indépendance nationale », a affirmé le Premier ministre.
Pour lui, développer les infrastructures, c’est à la fois stimuler la croissance et affirmer la souveraineté nationale.
Un appel au patriotisme économique
Le Chef du Gouvernement a par ailleurs invité les opérateurs économiques à faire du patriotisme économique un véritable engagement collectif :
« Investir chez nous, produire chez nous, consommer ce que nous fabriquons voilà la plus belle expression de l’amour de la Patrie », a-t-il lancé.
Évoquant les actions récentes du Gouvernement pour améliorer l’attractivité du pays, il a rappelé le succès du Forum international “Investir au Burkina Faso”, organisé en octobre dernier, qui a rassemblé plus de 1 200 investisseurs venus de 48 pays un signe fort, selon lui, de la résilience et de la vitalité du secteur privé burkinabè.
Dans la même optique, le Premier ministre a annoncé l’unification du dispositif de dialogue public-privé et du mécanisme de pilotage du climat des affaires, afin de rendre l’action économique plus cohérente et plus efficace.

Le secteur privé engagé aux côtés du Gouvernement
De son côté, Roland Achille SOW, président de la Délégation spéciale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), a salué cette rencontre qu’il qualifie de « tribune d’échanges directs et francs entre le Gouvernement et le monde des affaires ». Il a encouragé les entrepreneurs burkinabè à formuler des propositions concrètes pour la construction d’infrastructures résilientes et souveraines, essentielles à la réalisation des ambitions économiques du pays.
« Sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, nous restons convaincus que la volonté politique actuelle permettra de surmonter les difficultés auxquelles notre nation est confrontée », a-t-il ajouté.

La visite des stands d’exposition, mettant en valeur le savoir-faire des industriels, artisans et producteurs burkinabè a mis fin à la cérémonie.











