Le procès en appel d’Amidou Tiégnan et de ses co-prévenus, accusés d’avoir détourné plus de trois milliards de francs CFA au ministère de l’Action humanitaire, a débuté ce lundi 3 novembre 2025 à la Cour d’appel de Ouagadougou, à Ouaga 2000.
Après leur condamnation en première instance, Amidou Tiégnan, Philippe Bayoulou, Salifou Ouédraogo et Pétronille Tarpaga ont interjeté l’appel. Le ministère public, de son côté, a également fait appel, demandant une réévaluation de certains aspects jugés « techniques » par le procureur général. Les quatre prévenus étaient présents à l’audience, accompagnés de leurs avocats.
Ce mardi 4 novembre, Salifou Ouédraogo a été entendu : il a reconnu une partie des faits qui lui sont reprochés. En ce qui concerne l’obtention des signatures, les noms et les références des pièces d’identités sur les canevas, Salifou Ouédraogo a laissé entendre que ce sont les manutentionnaires eux-mêmes qui les renseignaient.

Amidou Tiégnan à la barre, à la question du parquet général sur le surplus sur les frais de manutention, affirme que c’est « Camille yaké YÉ qui fait le partage, il prend sa part, et les autres aussi en bénéficient. »
Camille Yé interrogé par le président de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel sur le sujet a soutenu n’avoir jamais été informé sur les pratiques de Tiégnan et insiste sur le fait que de nombreuses opérations ont été effectuées à son insu.
Pétronille Tarpaga quant à elle a rejeté l’affirmation de Tiegnan selon laquelle c’est elle qui est venue vers lui pour l’achat du véhicule ; elle soutient que c’est plutôt Amidou Tiégnan qui l’a approché, lui proposant l’achat du véhicule afin qu’elle n’ait plus à rester constamment au garage.

Pour rappel, ils sont poursuivis pour détournement de fonds publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, ainsi que pour faux et usage de faux en écriture publique.











