Le 15 octobre reste une date particulière pour l’Afrique et le peuple Burkinabè en particulier. Il y a 39 ans , le père de la révolution Burkinabè tombait sous les balles assassines au conseil de l’entente. Etant devenu une menace pour les adeptes de l’impérialisme, du néo-colonialisme, ils n’ont pas hésité à l’éliminer en complicité avec des frères Burkinabè.
« Tué SANKARA , des milliers de Sankara naîtront »il l’avait annoncé comme un prophète et l’histoire lui a donné raison. Thomas Sankara est devenu après sa mort en 1987, bien plus qu’un héros national , il incarne le symbole mondial de la résistance anti-impérialiste, de la dignité et de la souveraineté.
quatre décennies après , sa figure continue de nourrir les luttes sociales, les mouvements étudiants et les aspirations panafricanistes à travers toute l’Afrique.
Le combat du « cauchemar des impérialistes » se constatait sur plusieurs fronts. Sans être exhaustif, on retient le combat de l’autosuffisance alimentaire, la consommation des produits locaux, la protection de l’environnement et l’émancipation des femmes…
Le 15 octobre 1987, ce n’est pas seulement le Burkina qui a perdu un être cher mais toute l’Afrique. Même après sa mort , plusieurs dirigeants ont partagé sa vision. On se rappelle de Jerry Rawlings du Ghana , Compagnon d’armes et ami proche de Sankara, Evo Morales de Bolivie qui s’est souvent réclamé de la méthode sankariste en prônant la nationalisation des ressources sur le continent sud-américain, ou encore Paul Kagame du Rwanda bien qu’il présente un style de gouvernance différent.
Aujourd’hui , Thomas SANKARA peut se réjouir, l’accent mis par plusieurs leaders actuels du continent sur la diversification des partenaires, la valorisation des ressources locales et le refus des diktats extérieurs s’inspire directement de son discours à l’OUA en 1987 sur la dette et la souveraineté.
Le Burkina Faso demeure un modèle par excellence avec la Révolution Progressiste Populaire (RPP) sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Plusieurs idéaux du capitaine Thomas SANKARA a été réactualisés. Le Fonds de Soutien Patriotique (FSP) qui nous rappelle l’effort populaire et solidaire initié sous la CNR.
Il y’a également l’accent mis sur le développement agricole endogène, le consommer local et l’industrialisation nationale et aussi la réappropriation de l’histoire et mémoire avec les hommages militaires et nationaux rendus à Sankara et ses compagnons chaque 1er jeudi du mois.
Ce qu’il convient de souligner est que le peuple africain doit dépasser les discours sankariste et poser des actes concrets. Beaucoup se déclarent révolutionnaires mais soupe avec l’impérialisme.
Le vrai sankarisme exige le don de soi, la lutte acharnée contre la corruption, la modestie dans le train de vie de l’État et le refus de l’enrichissement personnel. Aujourd’hui l’Afrique a deux choix : soit faire vivre éternellement SANKARA , soit l’assassiner une fois de plus par nos actes. La patrie ou la mort , nous vaincrons.










