Le réveil de l’Afrique dépend de l’engagement de chaque Africain. A l’instar d’autres africains, le sénégalais Sadio Mané s’illustre comme un acteur majeur de la souveraineté de l’Afrique. Trop longtemps, la richesse des sportifs de haut niveau est restée confinée dans le faste des investissements urbains ou des dépenses ostentatoires. Sadio Mané démontre que le véritable accomplissement réside dans l’impact direct et structurant sur l’économie réelle. Sans être exhaustif, on reteint quelques réalisations de ce jeune sénégalais : un lycée public à hauteur de 153 millions de Fcfa ; un hôpital à hauteur de 350 millions de Fcfa ; un terrain de football d’une valeur de plus de 100 millions de Fcfa sans compter les innombrables aides de plusieurs familles.

Il y a à peine quelques jours, le fils de Bambali loin des clameurs des stades européens, vient d’injecter 11,7 milliards de francs CFA dans un vaste projet agricole. Une initiative qui va permettre d’embaucher des milliers de jeunes. Un tel investissement va créer certes de l’emploi mais aussi vient permettre au Sénégal de transformer sur place sa matière locale sans avoir recours à l’extérieur, valoriser les terres locales, garantir la sécurité alimentaire et redonner espoir à toute une communauté.
L’Afrique dispose d’un potentiel naturel, des terres riches qui peuvent lui permettre d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et ce geste hautement symbolique de l’international sénégalais trace la voie royale de ce dont l’Afrique a profondément besoin aujourd’hui. C’est une vision pragmatique, signe de souveraineté où la fortune acquise à l’extérieur revient contribuer au développement de son pays d’origine.
Il faut reconnaitre que beaucoup de joueurs africains contribuent énormément à la construction de l’Afrique à travers des investissements dans leur pays d’origine. C’est ainsi que nous pouvons recenser des initiatives dans la santé, l’éducation ou les infrastructures de base à l’actif de certains internationaux. Pour que L’Afrique connaisse son véritable réveil, il faut qu’aux cotés des gouvernements qui se sont engagés pour la souveraineté totale de l’Afrique, on assiste à la multiplication de tels investissements productifs.
Pascal KOAMA, Journaliste éditorialiste










