
La première édition du Concours national Hakili Mousso a connu son épilogue le vendredi 19 septembre 2026 à Ouagadougou. La cérémonie de récompense des lauréates a été présidée par le Premier ministre Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, en présence de plusieurs responsables et acteurs du monde éducatif.
Lancé pour promouvoir l’excellence scientifique chez les jeunes filles, le concours vise également à encourager leur orientation vers les filières scientifiques, technologiques et industrielles.
Pour cette première édition, 84 jeunes bachelières de la session 2026 ont pris part à la phase finale. Les candidates se sont affrontées dans trois disciplines : les mathématiques, la physique et la chimie. Pour participer, elles devaient notamment être âgées de 21 ans au maximum et remplir les critères de moyenne exigés pour les séries scientifiques concernées.
La cérémonie s’est déroulée sous le patronage du Président du Faso, le capitaine Ibrahim TRAORÉ, représenté à l’occasion par le Premier ministre.

Des récompenses pour saluer l’excellence
Au terme des différentes épreuves, quinze candidates ont été distinguées, à raison de cinq prix dans chacune des trois disciplines.
Les récompenses prévues pour les lauréates sont diverses. Elles comprennent des primes financières allant de 500 000 à 2 millions de FCFA, mais également des motos, des ordinateurs, des bourses d’études et des bons de carburant. Certaines bénéficient aussi d’un accompagnement social comprenant notamment la restauration, le logement en cité universitaire et le transport.
Les enseignants ayant assuré l’encadrement des candidates n’ont pas été oubliés. Les encadreurs des trois premières lauréates de chaque discipline ont eux aussi reçu des récompenses, parmi lesquelles des motos et des villas.

À travers cette reconnaissance, les organisateurs souhaitent mettre en évidence le rôle important joué par les enseignants dans la préparation et la réussite des élèves.
Des résultats remarqués dans les trois disciplines
En chimie, c’est Inès NIKIEMA qui s’est hissée à la première place avec une moyenne de 18,73/20. Elle est suivie de Nicole YAMÉOGO, qui obtient 18,38/20, et d’Aminata TRAORÉ, avec 17,69/20.
En physique, Aminata TRAORÉ termine en tête avec 15/20. Goumbri H. Jessica arrive deuxième avec 14,50/20, tandis qu’Ella Esther OUATTARA occupe la troisième position avec 13,75/20.
Du côté des mathématiques, la première place revient à Adjaratou BAMA, avec 14,25/20. Elle est suivie de Tapsoba Fadia, qui obtient 12,63/20, et d’Awa ONADJA, avec 12,50/20.
Donner davantage de place aux filles dans les sciences
Lors de la cérémonie, le Premier ministre Jean Emmanuel OUÉDRAOGO a insisté sur la nécessité de déconstruire les préjugés qui peuvent éloigner les filles des disciplines scientifiques.
« Les filles ont pleinement leur place dans les matières scientifiques », a-t-il déclaré, invitant les lauréates, mais aussi l’ensemble des jeunes filles burkinabè, à croire davantage en leurs capacités et à s’engager dans ces domaines.

Le chef du gouvernement a également souligné l’importance de l’accompagnement familial et pédagogique. Pour lui, les parents et les enseignants ont un rôle déterminant à jouer pour permettre aux jeunes filles de poursuivre leur parcours scientifique dans de bonnes conditions.
Il a par ailleurs transmis le message du Président du Faso, selon lequel le « premier talent » des jeunes filles se trouve dans leur tête. Un appel à miser sur leurs compétences et leur intelligence afin qu’elles puissent contribuer pleinement au développement du pays.
Une présence féminine encore faible dans les filières scientifiques
Malgré les progrès enregistrés, les filles restent encore moins nombreuses dans les filières scientifiques. Selon les données communiquées par les services compétents des ministères chargés de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur, elles représentaient 36,7 % des effectifs des filières scientifiques au cours de l’année scolaire 2025-2026.
À titre de comparaison, leur proportion atteignait 59,5 % dans les filières non scientifiques.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le Concours national Hakili Mousso. L’initiative entend mettre en avant les capacités des jeunes filles dans les sciences et, au-delà de la compétition, susciter de nouvelles vocations auprès des futures bachelières.
Les lauréates veulent jouer leur rôle
Au nom de l’ensemble des lauréates, Nicole YAMÉOGO a exprimé sa reconnaissance envers les enseignants et toutes les personnes ayant contribué à leur accompagnement.

Elle a estimé que le concours ne se résumait pas à une simple compétition scolaire, mais constituait également une expérience susceptible de renforcer leur motivation et leur engagement en faveur des sciences.

Les lauréates se sont notamment engagées à devenir des ambassadrices de la science et à mettre leurs connaissances, leur discipline et leur travail au service du développement du Burkina Faso.
Une première édition, qui a pour objectif de faire de la réussite des jeunes filles dans les sciences un exemple pour les générations à venir et de favoriser leur présence dans les secteurs scientifique, technologique et industriel.










