Après Bamako en 2025, Ouagadougou accueille à son tour les Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES). La cérémonie officielle d’ouverture de cette deuxième édition s’est tenue ce mardi 8 septembre 2026, en présence des autorités burkinabè, maliennes et nigériennes.

Le président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Dr Ousmane BOUGOUMA, a présidé la cérémonie au nom du camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso et Président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. Les compétitions, prévues du 7 au 16 septembre, réunissent les jeunes sportifs des trois pays autour des valeurs d’unité, de fraternité et de solidarité.
Dans le discours du Chef de l’État, lu par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum ZINGUÉ/OUATTARA, l’accent a été mis sur la dimension symbolique de cette rencontre sportive. « Aujourd’hui, à Ouagadougou, ce ne sont pas seulement des Jeux que nous ouvrons. Nous célébrons notre unité », a-t-elle déclaré.

Pour les autorités burkinabè, l’enjeu des JAES va bien au-delà de la recherche de médailles. La compétition constitue également un moyen de rapprocher les jeunesses des trois États. « Qu’un athlète burkinabè gagne, qu’un athlète malien gagne ou qu’un athlète nigérien gagne, c’est notre jeunesse commune qui gagne », a souligné la ministre.
Elle a par ailleurs invité les sportifs à faire preuve de discipline, de courage et de dépassement de soi tout au long des compétitions. Victoire comme défaite doivent être accueillies avec respect et dignité. L’essentiel, selon elle, est aussi de permettre aux jeunes des trois pays de créer des liens durables et de mieux se connaître.
Cette deuxième édition des JAES s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large portée par la Confédération. Plusieurs initiatives en faveur de la jeunesse sont annoncées, notamment dans les domaines du volontariat, de l’emploi et de l’entrepreneuriat.
Le camarade président de l’ALP, Dr Ousmane BOUGOUMA, a lui aussi insisté sur la vocation rassembleuse de ces Jeux. Il estime que la rencontre doit permettre à la jeunesse burkinabè, malienne et nigérienne de se retrouver autour du sport, mais surtout de renforcer les relations entre les peuples.
Selon lui, la Confédération, créée le 6 juillet 2024 par les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, entend renforcer les liens entre les trois nations et favoriser leur développement autonome. Dans cette construction, la jeunesse est appelée à jouer un rôle majeur.
Les JAES constituent donc, à ses yeux, une occasion pour les jeunes de dépasser les frontières et de bâtir des relations fondées sur la fraternité. « C’est en compatissant, en s’unissant, en fraternisant que les jeunes du Sahel vont apprendre davantage à se connaître », a déclaré Dr Bougouma, souhaitant que cette dynamique se poursuive bien après la fin des compétitions.

Pendant plusieurs jours, les athlètes des trois pays vont ainsi se mesurer dans différentes disciplines, dans le respect des règles et de l’esprit sportif. Pour le Burkina Faso, qui accueille les délégations malienne et nigérienne, ces Jeux représentent donc bien plus qu’un rendez-vous sportif : ils se veulent une illustration concrète du rapprochement entre les peuples de l’espace sahélien.











