Angélique Kidjo vient de marquer un tournant historique : mardi, la diva béninoise, plusieurs fois récompensée aux Grammy Awards, est devenue la toute première femme africaine noire à recevoir une étoile sur le célèbre Walk of Fame d’Hollywood.
La cérémonie, empreinte de faste, s’est déroulée sous le soleil californien, entourée de palmiers, dans une ambiance quasi cinématographique. De nombreuses personnalités du cinéma et de la musique s’étaient réunies pour célébrer l’événement au moment où l’artiste dévoilait son étoile sur ce boulevard mythique.
Âgée de 66 ans, la chanteuse n’a pas manqué de souligner la contribution du continent africain à la musique mondiale, estimant que les Africains sous-estiment souvent l’ampleur de leur héritage culturel et que la musique, telle qu’on la connaît, n’existerait pas sans cet apport.
Après avoir exprimé sa gratitude envers ses proches et son équipe, elle a offert un moment musical improvisé, sous les yeux d’un public visiblement conquis.
Originaire du Bénin, Angélique Kidjo poursuit une carrière internationale depuis plus de quatre décennies et a publié 18 albums. Sa renommée dépasse largement le cadre musical : le magazine Time l’a comptée parmi les 100 personnalités les plus influentes de la planète, la BBC parmi les 50 figures africaines les plus marquantes, et The Guardian parmi les 100 personnalités les plus inspirantes au monde.
Harvey Mason Jr., dirigeant de la Recording Academy, a tenu à lui rendre hommage, la décrivant comme une artiste hors du commun dont le parcours a nourri la communauté musicale internationale. Selon lui, son travail rappelle sans cesse que la musique dépasse le simple divertissement pour devenir un véritable trait d’union entre les peuples. Il a ajouté que cette étoile, gravée pour toujours, incarnerait ses réussites, mais que son véritable héritage résiderait dans les vies transformées, les obstacles surmontés et les ponts construits à travers le monde.
L’acteur Willem Dafoe, connu notamment pour son rôle dans « Platoon », a lui aussi tenu à témoigner de son admiration. Il se souvient avoir été frappé, dès sa première rencontre avec la scène de Kidjo, par la puissance de sa musique, de sa danse et de son investissement total. Il la considère comme l’une des artistes les plus acharnées au travail de toute l’industry du spectacle.
Il a néanmoins insisté sur un aspect selon lui encore plus remarquable : son engagement humanitaire à travers la fondation Batonga, qu’elle a créée pour soutenir l’émancipation des filles et jeunes femmes africaines. Pour lui, il ne s’agit pas d’un geste symbolique de célébrité, mais du prolongement naturel de son art ; une manière de rappeler que nous sommes tous reliés les uns aux autres, et que l’amour et la compréhension mutuelle tracent la voie à suivre











