« Nous n’avons pas eu peur, ni douté, et nous n’aurons jamais peur. » C’est sur ces mots fermes qu’Abdoulaye Maïga, Premier ministre et Général de Division, a pris la parole ce lundi 27 avril 2026, deux jours après les attaques terroristes coordonnées qui ont frappé plusieurs localités du Mali simultanément.
Sa déclaration intervenait au premier jour du deuil national de deux jours, décrété par le Président de la Transition en hommage au Général Sadio Camara, récemment disparu. Le chef du gouvernement a rendu hommage à toutes les victimes civiles et militaires tombées lors de ces événements, et formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Pour Abdoulaye Maïga, les assauts du 25 avril dépassaient le cadre d’une simple opération terroriste. Il s’agissait, selon lui, d’une tentative délibérée de déstabilisation des institutions : semer la peur, fracturer la cohésion nationale, éroder la volonté du peuple malien et mettre un terme au processus de Transition. Un objectif qui, a-t-il martelé, n’a pas abouti.
Le Premier ministre a salué la réponse des Forces armées maliennes, qu’il a décrites comme courageuses et professionnelles. Les opérations conduites sous l’autorité du Président de la Transition auraient permis de neutraliser des centaines de combattants terroristes à travers le territoire national. Conscient du caractère asymétrique de la menace, il a annoncé qu’une évaluation approfondie des événements serait menée, afin de consolider les points forts du dispositif et d’en corriger les failles.
Concluant son allocution sur une note de mobilisation collective, Abdoulaye Maïga a cité le troisième couplet de l’hymne national malien et invité ses compatriotes à demeurer unis, vigilants et déterminés. « Nous mènerons ce combat jusqu’à l’éradication totale du terrorisme et l’édification du Mali Kura », a-t-il affirmé, faisant de cette lutte une question d’honneur et de souveraineté nationale, sans concession possible.











