La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a mené une série d’opérations ciblées sur plusieurs points de commercialisation de ciment à Ouagadougou. Ces interventions ont conduit à la saisie de quantités importantes de produits et à la fermeture de magasins soupçonnés de pratiques frauduleuses.
Selon les autorités, ces contrôles s’inscrivent dans la dynamique de lutte contre la spéculation, la rétention de stocks et les pratiques commerciales illégales qui perturbent le marché.
Sur le terrain, les agents ont constaté des cas de reconditionnement de ciment de qualité douteuse, une pratique jugée à risque pour les utilisateurs finaux et susceptible de compromettre la solidité des ouvrages. Plusieurs commerçants auraient également appliqué des prix supérieurs aux tarifs officiels, profitant de la forte demande pour réaliser des marges indues.

Le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibé Faho, a indiqué que les quantités saisies seront remises à l’Agence Faso Mêbo afin d’être réutilisées dans le cadre de travaux d’intérêt public. Il a par ailleurs averti que les auteurs de ces infractions s’exposent à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Les autorités rappellent que les prix du ciment n’ont fait l’objet d’aucune augmentation officielle. Ils restent fixés à 100 000 FCFA la tonne (5 000 FCFA le sac) pour le CPJ 45 et 115 000 FCFA la tonne (5 750 FCFA le sac) pour le CPA 45.
Le gouvernement burkinabè entend renforcer la surveillance du marché et protéger les consommateurs contre les abus et pratiques frauduleuses.











