Réunis le 27 mars 2026 à Dakar, les ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont tenu leur première session ordinaire de l’année dans un contexte marqué par des défis économiques persistants, mais aussi par de nouvelles perspectives d’intégration régionale et continentale. Cette rencontre a été l’occasion d’adopter une série de décisions majeures visant à renforcer la stabilité financière, soutenir le développement et projeter davantage l’Union sur la scène africaine.
Parmi les points clés examinés figure le renouvellement du mandat des représentants des États membres au sein du Comité de Stabilité Financière dans l’UMOA (CSF-UMOA). Cette décision traduit la volonté des autorités de consolider les mécanismes de veille et de prévention des risques dans un environnement financier en constante évolution.

Les ministres ont également procédé à l’approbation des comptes de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour l’exercice 2025, suivie de l’affectation du résultat financier. Cet exercice, au-delà de son caractère technique, reflète la solidité de l’institution et sa capacité à accompagner les économies de la sous-région.
Dans le même élan, le mandat de Mamadou DIOP, Vice-Gouverneur de la Banque Centrale, a été renouvelé sur proposition des autorités nigériennes. Ce choix s’inscrit dans une logique de continuité et de stabilité dans la gouvernance monétaire de l’Union.

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a également occupé une place importante dans les travaux. Les comptes annuels arrêtés au 31 décembre 2025 ont été approuvés, de même que le Rapport annuel de l’institution. Les ministres ont en outre validé le nouveau plan stratégique 2026-2030, baptisé « DJOLIBA la suite », qui ambitionne de renforcer le rôle de la BOAD dans le financement du développement durable et des infrastructures structurantes dans l’espace UEMOA.
Sur le plan économique, une avancée notable a été enregistrée avec la validation des stratégies de développement du secteur privé et de promotion du dialogue public-privé pour la période 2025-2030. Ces orientations visent à créer un environnement plus favorable aux investissements, à stimuler l’entrepreneuriat et à renforcer la compétitivité des économies de l’Union.

Les ministres ont acté l’inscription résolue de l’UEMOA dans la dynamique de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Ce positionnement stratégique traduit une ambition claire : celle d’une ouverture maîtrisée, tournée vers la conquête de nouveaux marchés et la diversification des opportunités de croissance pour les États membres.
L’UEMOA entends à travers ses décisions, la stabilité macroéconomique, réformes structurelles et intégration régionale, tout en s’inscrivant dans une vision plus large d’un marché africain unifié et dynamique.











