En Afrique du Sud, 63 ancêtres des communautés khoï et san ont été réinhumés lors d’une cérémonie chargée de symboles, après le rapatriement de leurs restes depuis l’Europe.
Considérés comme les premiers habitants de l’Afrique australe, les Khoï et les San ont subi de plein fouet la colonisation, résistant aux envahisseurs européens au prix de nombreuses vies.
Ces restes humains avaient été exhumés entre 1868 et 1924, puis envoyés notamment au Hunterian Museum en Écosse, tandis que d’autres étaient conservés au Iziko Museums of South Africa depuis les années 1920.
La cérémonie de réinhumation s’est tenue à Steinkopf, dans la province du Cap-Nord, en présence de chefs traditionnels et de plusieurs autorités.
Ce retour s’inscrit dans un mouvement plus large à travers l’Afrique, visant à récupérer les restes humains et les biens culturels emportés durant la période coloniale.
Le président Cyril Ramaphosa, présent à l’événement, a indiqué que ce rapatriement est le résultat de négociations entamées en 2022 entre le gouvernement sud-africain et les institutions concernées.
Il a salué une démarche essentielle pour restaurer la dignité des peuples, dénonçant les pratiques passées qui considéraient les ancêtres africains comme de simples objets d’étude.
Enfin, il a appelé les pays européens à reconnaître davantage les injustices de la colonisation et à réfléchir à la question des réparations envers les anciennes colonies.











