Depuis 2018, Bangui présente son partenariat avec Moscou comme un instrument de stabilisation et de reconquête de sa souveraineté nationale. Pour la Russie, il représente un point d’ancrage stratégique en Afrique centrale. Toutefois, cette coopération sécuritaire suscite des interrogations sur le degré réel d’autonomie de l’État centrafricain et sur les implications politiques d’un tel rapprochement.
La coopération sécuritaire a été au cœur de la récente rencontre entre les présidents Faustin-Archange Touadéra et Vladimir Poutine. En visite à Moscou, le président centrafricain a plaidé pour un renforcement des partenariats stratégiques entre Bangui et le Kremlin, dans des secteurs clés tels que l’énergie. « Ce nouveau mandat de sept ans nous offre l’opportunité de consolider notre coopération, déjà engagée dans le domaine de la sécurité, mais également dans les domaines que vous avez évoqués, notamment l’économie, l’éducation, l’humanitaire et d’autres secteurs », a déclaré Faustin-Archange Touadéra.
Face aux pénuries de carburants qui frappent Bangui, la Russie a apporté son soutien, selon le président centrafricain. « Je tiens à vous saluer et à vous remercier pour le don en produits pétroliers qui, à un moment particulièrement difficile, a permis à la République centrafricaine de résoudre des problèmes essentiels pour l’économie et la paix dans le pays. Nous espérons pouvoir discuter d’une continuité ou d’une pérennisation de ce mécanisme », a-t-il ajouté.











