La ville de Ouahigouya, dans la région du Nord, s’apprête à franchir un cap important dans sa dynamique industrielle. Dans environ huit mois, une unité de stockage, de transformation et de commercialisation de la pomme de terre y verra le jour, renforçant ainsi la chaîne de valeur agricole locale. La pose de la première pierre est intervenue ce vendredi 27 février 2026. La cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, marquant le lancement officiel des travaux de la Société de conservation et de transformation des produits agricoles (SOCOTRA-SA).

Implantée sur un site de trois hectares, l’infrastructure représente un investissement estimé à 3,5 milliards de FCFA. Elle comprendra notamment une unité agroalimentaire capable de produire, dans une première phase, près de 350 tonnes par an de chips et de frites surgelées. Le dispositif sera complété par une chambre froide d’une capacité annuelle de stockage de 5 000 tonnes de produits bruts destinés au marché.
Au-delà de l’aspect industriel, le projet porte une forte ambition sociale. À terme, la SOCOTRA-SA devrait générer environ 400 emplois directs, permanents et saisonniers, sans compter les nombreux emplois indirects attendus, en particulier au profit des jeunes et des femmes de la région.

Portée par la Chambre de commerce et d’industrie en collaboration avec le ministère en charge du Commerce, cette initiative répond à une revendication de longue date des acteurs locaux. Dans une zone où le maraîchage occupe une place centrale dans l’économie, les difficultés liées à la conservation des récoltes constituent un frein majeur. La future usine apparaît ainsi comme une réponse concrète aux pertes post-récolte et un levier pour améliorer les revenus des producteurs.
Avec cette infrastructure, Ouahigouya va inéluctablement consolider sa position comme pôle agricole stratégique, tout en amorçant une nouvelle étape vers la transformation locale des produits agricoles.











