L’Union africaine a vivement réagi après l’attaque sanglante survenue samedi dans l’État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, où plus d’une cinquantaine de civils ont été tués et plusieurs femmes et enfants enlevés par des hommes armés.
Dans une déclaration rendue publique lundi sur le site officiel de l’organisation panafricaine, le président de la Commission de l’Union africaine, Youssouf, a condamné avec fermeté ces violences qu’il a qualifiées d’« attentats terroristes odieux et coordonnés ». Il a estimé que ces actes constituent de graves atteintes aux droits humains et représentent une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans la région.
Youssouf a par ailleurs exigé la libération sans délai des femmes et des enfants retenus en captivité. Il a également plaidé pour un renforcement de la coopération et des actions conjointes afin d’assurer une meilleure protection des populations civiles.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. Le 3 février, des assaillants avaient déjà frappé deux villages dans l’État de Kwara, dans le centre-ouest du pays, faisant au moins 170 morts et plusieurs blessés.
Depuis plusieurs mois, différentes régions du Nigeria, notamment dans le nord-ouest et le centre-ouest, sont confrontées à une recrudescence d’attaques attribuées à des groupes armés et à des organisations terroristes, accentuant l’instabilité et l’insécurité pour les populations locales.










