La défense a vivement contesté la demande de renvoi formulée par le ministère public. Me Adama Condombo, avocat de Wérémé Abdoul-Aziz Amaran, a soutenu que la communauté plaignante n’avait plus d’intérêt à agir, affirmant que les sommes en cause avaient déjà été restituées par l’intermédiaire du parquet, avec une décharge officielle pour en attester. Il a également indiqué qu’une demande formelle de retrait de plainte aurait été adressée au tribunal et au parquet. En cas de report, la défense a sollicité la mise en liberté provisoire du prévenu.
Le procès opposant la Communauté musulmane des ressortissants burkinabè du New Jersey à l’homme d’affaires Wérémé Abdoul-Aziz Amaran s’est ouvert le 20 février 2026. L’affaire porte sur une plainte pour abus de confiance évaluée à près de 40 millions de francs CFA.
À l’ouverture des débats, le ministère public a demandé le renvoi du dossier, invoquant l’absence d’un représentant légal de la communauté à la barre. Selon le parquet, le responsable concerné serait retourné aux États-Unis et aucun membre présent à Ouagadougou ne disposerait d’une procuration valable pour représenter officiellement la communauté.
Le tribunal a finalement rejeté la demande de mise en liberté provisoire et décidé de reporter l’affaire au 27 février 2026. Il attend qu’un membre dûment mandaté de la communauté se présente avec une procuration afin d’expliquer les raisons du retrait annoncé de la plainte.











