Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a publié hier un communiqué pour dénoncer l’attribution irrégulière du titre de « docteur honoris causa » par des structures non habilitées au Burkina Faso.
Selon les autorités, plusieurs entités aux statuts juridiques divers se permettent de décerner cette distinction à des personnalités issues de milieux variés, notamment religieux, culturels, scientifiques, artistiques, sportifs ou philanthropiques. Une pratique qui, bien que parfois perçue comme légitime sur le fond, ne respecte pas le cadre réglementaire en vigueur.
Le ministère rappelle que seules les universités légalement reconnues sont autorisées à attribuer ce titre honorifique, destiné à saluer des contributions exceptionnelles à la société ou au savoir. Il insiste également sur le fait que le « doctorat honoris causa » n’est pas un grade académique et ne confère aucun des droits attachés au doctorat universitaire.
Face aux risques de confusion et à l’atteinte potentielle à la crédibilité du système universitaire burkinabè, le ministre invite les structures concernées à se conformer strictement aux textes en vigueur. Les personnalités pressenties sont appelées à vérifier, auprès des services techniques compétents, la régularité de la procédure.
Les autorités préviennent enfin que toute institution non universitaire qui attribuerait illégalement ce titre s’expose à des sanctions lourdes, pouvant aller jusqu’à la fermeture. Les bénéficiaires pourraient également faire l’objet de poursuites ou de mesures disciplinaires.












