Le ministère des Affaires étrangères a tenu, ce mardi 10 février 2026 à Ouagadougou, un atelier consacré à l’appropriation du mémorandum dédié à la déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso. La rencontre a réuni des représentants d’institutions et de départements ministériels appelés à jouer un rôle clé dans la communication sur l’image du pays. Cette étape intervient après l’élaboration et la présentation officielle de ce document stratégique. L’objectif est désormais de permettre aux acteurs étatiques de maîtriser son contenu afin de porter un discours cohérent, harmonisé et fidèle aux réalités du Burkina Faso, tant sur le plan national qu’international.
Intitulé « Le Burkina Faso au-delà des stéréotypes, une dynamique vers la sécurité et le développement », le mémorandum a été élaboré par le Bureau d’analyses stratégiques du ministère des Affaires étrangères, avec la contribution de plusieurs ministères et institutions. Il se veut un outil de rectification des informations inexactes et de réhabilitation de l’image du pays des Hommes intègres.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie TRAORÉ, a présenté le document comme l’aboutissement d’un travail collectif de réflexion et de consolidation autour des préjugés persistants sur le Burkina Faso.
« Nous évoluons dans un contexte marqué par une véritable guerre informationnelle. Il était donc indispensable d’engager, de manière concertée, un travail de déconstruction des stéréotypes qui entourent notre pays », a souligné le Chef de la diplomatie burkinabè.
Le ministre a, à cet effet, évoqué plusieurs narratifs négatifs largement relayés à l’extérieur et parfois à l’intérieur du pays, dont l’objectif serait de minimiser les efforts déployés par les autorités et de décourager les partenaires.

Selon lui, ces discours tendent à enfermer le Burkina Faso dans une image systématiquement défavorable, au détriment des avancées réalisées par le gouvernement et la résilience du peuple burkinabè.
« Nous avons fait le choix de reprendre la main pour rétablir les faits. Ce mémorandum n’est pas un outil de propagande, mais un document de vérité et d’équité, destiné à corriger les perceptions erronées et à restaurer l’image du Burkina Faso », a-t-il précisé.

Karamoko Jean Marie TRAORÉ a invité les participants à s’approprier pleinement le document et à œuvrer collectivement à la diffusion d’un discours unifié sur le pays. Il les a également exhortés à maintenir une veille constante afin d’identifier de nouveaux stéréotypes et d’assurer une actualisation régulière du mémorandum.











