Les autorités de l’État de Kaduna ont annoncé jeudi la libération des 89 derniers chrétiens encore retenus par des groupes criminels dans le nord du Nigéria. Leur arrivée, sous escorte des forces de sécurité, a été marquée par un accueil officiel du gouverneur Uba Sani.
Ces libérations viennent clore une série d’enlèvements survenus à la suite d’attaques coordonnées contre trois églises. Au total, 172 fidèles avaient été pris en otage. Selon le gouverneur, 83 personnes avaient déjà retrouvé la liberté quelques jours plus tôt, tandis que les 89 autres ont été secourues récemment. Toutes ont subi des examens médicaux et ont regagné leurs domiciles.
Les victimes, reconnaissables à leurs tenues jaunes, sont arrivées à bord d’un bus sécurisé, symbole de la fin de plusieurs semaines de captivité. Les autorités locales assurent que leur état de santé est stable.
Les enlèvements avaient eu lieu le 18 janvier, en pleine célébration dominicale, dans le village de Kurmin Wali, situé dans le district de Kajuru, une zone majoritairement chrétienne du nord du pays.
Aucune précision n’a été donnée sur les conditions de leur libération. Bien que le versement de rançons soit formellement interdit au Nigéria, les autorités sont régulièrement soupçonnées d’y recourir pour obtenir la libération des otages.











