Depuis plus d’une décennie, le Nigeria est confronté à l’insurrection de Boko Haram et de son groupe dissident, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Selon les Nations unies, ce conflit a fait plus de 40 000 morts et provoqué le déplacement d’environ deux millions de personnes depuis 2009.
Dans ce contexte sécuritaire tendu, l’armée nigériane a annoncé dimanche avoir mené une opération d’envergure dans le nord-est du pays, au cours de laquelle un commandant de Boko Haram et dix combattants ont été tués.
L’intervention s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche, dans l’État de Borno, une région considérée comme un bastion du groupe djihadiste. Les forces armées ont ciblé une position occupée par des éléments de Boko Haram, sans enregistrer de pertes dans leurs rangs, selon le communiqué militaire.
Le chef djihadiste abattu a été identifié comme Abu Khalid, présenté par l’armée comme le numéro deux de Boko Haram dans la forêt de Sambisa. Il était décrit comme une figure clé de l’organisation, chargé de la coordination des opérations et de la logistique sur cet axe stratégique.
Au cours de l’opération, les soldats ont également mis la main sur plusieurs effets appartenant aux combattants, notamment des armes, des denrées alimentaires et du matériel médical.
L’armée nigériane a par ailleurs assuré que les opérations de contre-terrorisme se poursuivent activement dans le nord-est du pays.
Cette annonce intervient quelques jours après une attaque attribuée à Boko Haram sur un chantier de la ville de Sabon Gari, dans l’État de Borno, qui a fait au moins 25 morts.











