Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce jeudi la session ordinaire du Conseil des ministres. À l’issue des travaux, plusieurs décisions majeures ont été arrêtées, selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, dans le but de renforcer la gouvernance nationale et d’améliorer les conditions de vie des populations, conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Dissolution des partis politiques : une décision au nom de la refondation de l’État
Au titre du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret actant la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques au Burkina Faso. Dans la même dynamique, un projet de loi a été approuvé en vue de l’abrogation des textes régissant leur fonctionnement, leur financement ainsi que le statut du Chef de file de l’opposition.
Selon le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile ZERBO, cette décision découle d’un diagnostic approfondi du paysage politique national. « L’analyse du système partisan a mis en évidence de nombreuses dérives qui ont contribué à affaiblir la cohésion sociale et l’unité nationale », a-t-il expliqué.
Pour le Gouvernement, la prolifération des partis politiques a favorisé des clivages persistants et entravé l’efficacité de l’action publique. La mesure vise ainsi à préserver l’unité nationale, à renforcer la cohérence de la gouvernance et à ouvrir la voie à une réforme en profondeur du système politique. Le décret précise par ailleurs que les biens et avoirs des partis dissous seront transférés au patrimoine de l’État. Les projets de lois correspondants seront soumis à l’Assemblée législative de transition dans les prochains jours.

Le Plan RELANCE, nouveau cadre stratégique de développement
Le Conseil des ministres a également adopté, au titre du Ministère de l’Économie et des Finances, un décret portant adoption du Plan RELANCE, désormais référentiel national de développement pour la période 2026-2030.
Présenté par le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, ce plan est estimé à 36 000 milliards de FCFA, dont près des deux tiers devraient être mobilisés à partir de ressources souveraines.
Le Plan RELANCE s’articule autour de quatre axes prioritaires :
le renforcement de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix ;
la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance ;
le développement du capital humain ;
la modernisation des infrastructures et la transformation structurelle de l’économie.
À travers ce nouveau cadre stratégique, le Gouvernement ambitionne notamment la reconquête intégrale du territoire national, la réduction du taux de pauvreté de 42 % à 35 %, l’augmentation de l’espérance de vie de 61 à 68 ans, ainsi que le triplement de la capacité de production énergétique, qui devrait passer de 685 MW à plus de 2 500 MW.
« Le Plan RELANCE est un projet collectif. Sa réussite repose sur l’adhésion de tous les Burkinabè, une mobilisation communautaire forte et des mécanismes d’évaluation réguliers », a souligné le Ministre Aboubakar NACANABO.











