Des scènes de chaos ont éclaté mercredi au Parlement somalien, obligeant le président de l’Assemblée à suspendre une session conjointe après de violentes altercations entre députés. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des élus s’affrontant physiquement à l’intérieur de l’hémicycle.
Parmi les incidents les plus marquants figure une confrontation entre le ministre de la Sécurité intérieure, membre de la chambre haute et favorable aux amendements constitutionnels, et Hassan Yare, député de l’opposition. Ces images ont rapidement suscité de vives réactions dans l’opinion publique.
À l’origine de ces tensions se trouve un projet d’amendements à la Constitution provisoire, en vigueur depuis 2012, que le président du Parlement tentait de faire adopter. L’opposition accuse les promoteurs du texte de chercher à prolonger le mandat des députés, qui arrive à expiration en mai, ainsi que celui du président de la République, prévu pour s’achever en juin.
Les députés opposés au projet ont vivement contesté la procédure, dénonçant une adoption précipitée des amendements. Certains ont déchiré des documents officiels, scandé des slogans et sifflé pour interrompre les débats, rendant la poursuite de la séance impossible.
Pour Mohamed Adam Dini, député, ces actes s’inscrivent dans une volonté de défendre l’institution parlementaire : « Si la Constitution est violée, c’est la souveraineté nationale de la Somalie qui est menacée. Ces députés incarnent aujourd’hui la protection du Parlement, et nous continuerons à la défendre. »
Face à la montée des tensions, le président du Parlement a ordonné la suspension de la session et averti que des sanctions disciplinaires pourraient être prises contre les responsables. À ce stade, aucune indication n’a été donnée sur la date de reprise des discussions autour des amendements constitutionnels.











