Ces attaques surviennent dans un climat politique déjà tendu. Le 13 janvier, l’administration Trump a annoncé la suppression du statut qui protégeait certains immigrés somaliens contre l’expulsion. Une décision qui inquiète fortement la diaspora, notamment dans le Minnesota, où vivent de nombreux Somaliens, dont une grande partie est aujourd’hui citoyenne américaine.
Dans ce contexte, Donald Trump a relancé la polémique en multipliant les propos offensants contre la Somalie et ses ressortissants aux États-Unis. Ses déclarations ont été prononcées d’abord au Forum économique mondial de Davos, puis lors d’un événement organisé à la Maison-Blanche pour marquer le premier anniversaire de son retour au pouvoir.
Le président américain a notamment qualifié les Somaliens de personnes à « faible QI » et décrit la Somalie comme un « pays mal organisé ». Une rhétorique jugée humiliante et provocatrice, qui a rapidement déclenché une vague de réactions.
À Mogadiscio, dans les rues, la colère est vive. Plusieurs Somaliens dénoncent des propos qu’ils estiment xénophobes, racistes, et contraires aux codes diplomatiques. « Trump semble être un gangster international qui se moque des normes internationales et diplomatiques. Il commet de nombreuses violations du droit international, ce qui donne l’impression qu’il se moque des normes diplomatiques internationales dans leur ensemble », affirme un habitant.
D’autres, tout en condamnant ses mots, disent vouloir rester solides et dignes. « Je pense que Trump a tort et qu’il doit corriger son comportement et son caractère, en particulier en ce qui concerne ses commentaires sur les questions somaliennes. Il semble souvent erratique et son langage est souvent malsain. Cependant, nous, les Somaliens, sommes indifférents à ses paroles. Nous sommes un peuple qui réussit et, avec l’aide de Dieu, nous croyons que notre pays prospérera », ajoute un autre.
Une partie de la population estime également que Donald Trump méprise injustement l’apport des Somaliens à la société américaine. « Trump n’est pas une bonne personne, et je pense que les Somaliens ont contribué au développement de son pays. Ses propos désobligeants à notre égard finiront par nuire à sa propre nation. Il n’a pas su reconnaître ce que les Somaliens méritent, et par conséquent, nous ne le respectons plus. J’espère que notre gouvernement réagira de manière appropriée à ses propos. »
Entre provocations et tensions diplomatiques, une question revient avec insistance : jusqu’où ira Donald Trump dans cette guerre verbale contre la Somalie ? Et quelle sera la réponse de la communauté internationale ?











