Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie TRAORE, accompagné du ministre délégué Madame Bêbgnasgnan Stella Eldine KABRE/KABORE, a accordé, le lundi 19 janvier 2026, deux audiences successives à des partenaires diplomatiques du Burkina Faso. Ces rencontres ont porté sur l’état et les perspectives de la coopération bilatérale avec la République islamique d’Iran et la Confédération suisse.

Lors de l’entretien avec l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba FAGHIHI, les échanges ont permis de dresser le bilan de la coopération au titre de l’année 2025 et d’identifier les priorités pour 2026. Les discussions ont notamment porté sur la préparation de la deuxième session de la Commission mixte de coopération, le renforcement des opportunités de formation dans plusieurs domaines stratégiques, ainsi que le développement de projets conjoints dans les secteurs de l’énergie solaire et de la santé.
À cette occasion, le diplomate iranien a réitéré le soutien de son pays au Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme. Il a également salué les avancées enregistrées par les autorités burkinabè en 2025, tant sur le plan économique que dans les efforts de développement.
L’Ambassadeur FAGHIHI a par ailleurs évoqué la situation sociopolitique récente en Iran, marquée par des manifestations qu’il a présentées comme étant attisées par des puissances extérieures. Il a rassuré sur le retour au calme, tout en appelant les pays partageant des positions communes avec l’Iran à renforcer leur solidarité et à faire entendre leur voix sur la scène internationale face aux injustices.

Avant cette audience, le chef de la diplomatie burkinabè avait reçu une délégation du département fédéral des Affaires étrangères de la Confédération suisse, conduite par l’Ambassadeur PHILIPP STALDER, Sous-secrétaire d’État et Chef de la division Afrique.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de dialogue et de concertation visant à consolider et approfondir le partenariat entre Ouagadougou et Berne. Les échanges ont permis de passer en revue les principaux axes de la coopération bilatérale, notamment en matière de développement et de relations commerciales, jugées importantes entre les deux pays.
Les deux parties ont souligné la nécessité de mieux articuler l’aide humanitaire et les actions de développement, dans un esprit de transparence, de sincérité et d’efficacité. Le ministre TRAORE a insisté sur le fait que, si la réponse aux urgences humanitaires demeure essentielle, le Burkina Faso attend surtout de ses partenaires qu’ils contribuent à la création d’opportunités durables, capables de stimuler le développement au profit des populations, lesquelles aspirent à sortir de l’assistanat permanent.











