Pour l’année 2026, l’un des principaux défis du ministère en charge de la Santé reste l’amélioration de l’efficience de la politique de gratuité des soins, notamment à travers la digitalisation des prestations et la dématérialisation des paiements. Ces réformes sont perçues comme des leviers essentiels pour renforcer la gouvernance, la transparence et l’utilisation optimale des ressources.
C’est dans cette dynamique que les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la gratuité des soins tiennent, les 19 et 20 janvier 2026, la 9ᵉ rencontre bilan de cette politique. Placée sous le thème : « Gouvernance innovante de la gratuité des soins au Burkina Faso : digitalisation des prestations et dématérialisation du paiement des biens et services pour une utilisation efficiente des ressources », la rencontre vise à évaluer les acquis, identifier les difficultés et tracer de nouvelles perspectives.
Cette rencontre d’envergure nationale réunit les principaux acteurs du secteur de la santé autour d’une réflexion collective axée sur l’analyse des résultats obtenus depuis la mise en œuvre de la gratuité des soins, l’examen des contraintes rencontrées sur le terrain et la recherche de solutions durables.
Selon le Dr Joël Arthur Kiendrebéogo, secrétaire général du ministère en charge de la Santé, ce cadre d’échanges « permet une analyse approfondie des résultats atteints, tout en mettant un accent particulier sur les réformes et innovations majeures en cours ». Il a indiqué que les discussions devraient déboucher sur des recommandations concrètes et réalistes afin de renforcer l’impact de cette politique publique.

Mise en œuvre depuis 2016, la politique de gratuité des soins a contribué de manière significative à l’amélioration de l’état de santé des populations burkinabè. « Elle a permis de sauver de nombreuses vies », a rappelé le secrétaire général, tout en reconnaissant la persistance de défis liés au financement et à la disponibilité des intrants médicaux. Il a souligné la nécessité d’une réflexion collective pour améliorer l’efficience du dispositif.
Abordant l’éventuelle extension de la gratuité à d’autres couches sociales et à de nouvelles pathologies, le Dr Joël Arthur Kiendrebéogo a affirmé qu’il s’agit d’une ambition forte du ministère. Il a insisté sur la priorité accordée à l’amélioration de l’accès aux soins, précisant que des efforts sont en cours pour élargir progressivement le panier de la gratuité, notamment pour les pathologies aux coûts très élevés.











