Le chef de l’opposition centrafricaine, Anicet-George DOLOGUELE, a vivement contesté mercredi les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 décembre, qu’il qualifie de « fraude massive ».
Selon les chiffres rendus publics mardi par l’Autorité nationale des élections (ANE), le président sortant, Faustin-Archange TOUADERA, arrive largement en tête avec plus de 76 % des suffrages, s’ouvrant ainsi la voie vers un troisième mandat.

Une annonce immédiatement rejetée par DOLOGUELE, candidat de l’opposition, qui estime que le scrutin ne reflète en rien la volonté des électeurs. « Nous rejetons formellement les résultats proclamés par l’ANE et nous saisirons le Conseil constitutionnel », a-t-il déclaré. Selon lui, ces chiffres contreviennent à la loi électorale, à la Constitution et au choix exprimé par le peuple centrafricain. « Il ne s’agit pas d’une victoire électorale, mais d’une confiscation du vote populaire », a-t-il insisté.
L’ancien Premier ministre a indiqué qu’il attendrait la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel, attendus dans les prochaines semaines, tout en laissant entendre qu’un recours supplémentaire reste envisageable.
Affirmant vouloir aller jusqu’au bout, DOLOGUELE exige soit l’annulation pure et simple de l’élection présidentielle, soit un rétablissement de la « vérité des urnes ». Cela passerait, selon lui, par un recomptage intégral des bulletins dans l’ensemble des bureaux de vote, après l’invalidation des procès-verbaux et des documents de résultats qu’il juge falsifiés.
Pour rappel, le scrutin du 28 décembre s’est déroulé dans un contexte tendu et concernait également les élections nationales, municipales et locales. Le taux de participation officiel a été annoncé à un peu plus de 52 %.











