Dans un contexte où la moto demeure un moyen de déplacement essentiel pour des milliers de Burkinabè, les autorités économiques montent au créneau face à la hausse jugée abusive des prix sur le marché. Depuis le mois de décembre, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a engagé une série d’actions pour mettre fin aux pratiques spéculatives.
Les enquêtes menées sur le terrain ont révélé des manœuvres délibérées de certains opérateurs économiques. Ces derniers auraient organisé la pénurie de certaines marques de motos en les déplaçant vers des régions et départements éloignés ou en les entreposant dans des zones périphériques de Ouagadougou, dans le but de créer une rareté artificielle et d’augmenter les prix.
Face à ces pratiques jugées préjudiciables au pouvoir d’achat des consommateurs, la réaction de la BMCRF a été immédiate. Plusieurs commerces et magasins ont ainsi été mis sous scellés, traduisant la fermeté des autorités à l’égard des contrevenants.
« Il fallait envoyer un signal fort. La spéculation ne saurait être tolérée », a déclaré le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè FAHO, soulignant la détermination de son institution à protéger les populations.
Dans la dynamique de cette lutte, une nouvelle mesure réglementaire a été introduite. Désormais, toute importation de motos et de motocycles est soumise à une autorisation spéciale. Les opérateurs économiques devront obtenir un accord préalable avant toute mise sur le marché national de ces engins.
Cette disposition vise à mieux encadrer le secteur, renforcer la traçabilité des flux commerciaux et prévenir toute tentative de manipulation des stocks. En attendant une éventuelle décision gouvernementale sur la fixation officielle des prix, la BMCRF affirme rester pleinement mobilisée.
« Notre engagement est total pour que les motos redeviennent accessibles au plus grand nombre », a insisté Sanibè FAHO.
À travers ces actions, la BMCRF entend rappeler que la concurrence doit rester saine et loyale, et que l’État demeure vigilant face aux dérives susceptibles de fragiliser les ménages.
Pour toute dénonciation : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86
BMCRF, au service d’un marché équitable et transparent.











